Une fête a été organisée pour leurs 20 ans.

Les parents de Quentin et Julien, les jumeaux grièvement brûlés, lors de l’explosion du 29 août 2017 à Bastogne, ont organisé une fête à l’occasion de l’anniversaire de leurs enfants, quelques jours avant la date. Nés le 19 novembre 1999, ils n’avaient pas 18 ans quand ils ont failli perdre la vie dans l’habitation de leur grand-mère. Plus de deux ans plus tard, ils savourent chaque instant, même si les souvenirs douloureux affluent parfois à la mémoire. "Nous sommes des miraculés", souligne Quentin. "On m’a raconté que j’avais voulu sauver mon frère mais je ne m’en souviens pas. C’est vrai que nous sommes inséparables."

Julien, brûlé à 90 %, se rappelle que lorsqu’il s’est réveillé, à l’hôpital, il a été rassuré d’apprendre que son frère était en vie. "J’avais la conviction qu’il était vivant. Je pense que c’est ça qui m’a aidé à sortir du coma. Dans le cas contraire, je ne me serais sans doute pas réveillé." Cette terrible épreuve a encore rapproché les deux frères. "On se soutient mutuellement", poursuit Quentin. "Les suites des greffes de peau nous font parfois souffrir. D’ici la fin de l’année, nous retournerons à l’hôpital. La nouvelle opération de chirurgie plastique permettra d’effacer en partie les cicatrices et d’enlever les morceaux de peau excédentaires."

Depuis quelques mois, les jumeaux travaillent pour une entreprise de construction. "Actuellement, nous sommes manœuvres et nous suivons une formation pour devenir maçons", précise encore Julien. "Nous vivons dans un appartement au centre de Bastogne."

Toujours pas d’indemnisation

Les parents des jumeaux sont heureux de voir qu’ils vont de mieux en mieux même si tous les problèmes ne sont pas encore réglés. Ils n’ont, en effet, toujours pas été indemnisés. Les compagnies d’assurance ont, pour rappel, introduit une action en justice au tribunal de commerce de Neufchâteau. Un expert judiciaire a mené sa propre enquête afin de déterminer les responsabilités. Une audience est programmée ce lundi.