Une centaine de personnes ont répondu à l’invitation de l’association ADRB

La réunion organisée au centre Adeps salmien par l’association de défense de la région de La Baraque de Fraiture a réuni une centaine de personnes.

"Il ne s’agissait pas de s’exprimer sur tel ou tel site ou projet éolien spécifique "précise Jean De Villers, porte-parole d’ADRB. "L’objectif poursuivi était d’échanger et de débattre avec les citoyens présents sur la multiplication des éoliennes industrielles en Wallonie."

Après une présentation générale, suivie d’apports scientifiques et juridiques concrets de l’asbl Vent de Raison, les questions ont fusé de toute part.

De nombreux aspects généraux ont été abordés. Ils concernaient notamment les interrogations à propos des procédures de recours au Conseil d’État qui conduisent à des annulations de permis octroyés par les ministres mais aussi le bilan CO2 qualifié de douteux du couplage central thermiques à gaz - éolien industriel.

Egalement évoquées, les raisons du coup de frein au développement de l’éolien terrestre, décidé par le gouvernement français voici deux mois, à savoir, les impacts sur l’environnement, le paysage et, entre autres, l’absence de preuve de diminution des émissions de CO2 dans les pays ayant développé massivement cette énergie renouvelable intermittente.

Les citoyens ont, par ailleurs, échangé sur le pourquoi de l’empressement de promoteurs belges et étrangers en Wallonie, l’absence de consultation acceptable de la société civile et l’impuissance du citoyen à se prononcer dans l’enquête publique de la Région Wallonne lancée le 17 février et se clôturant le 2 avril, en raison des 700 pages très techniques à décrypter. Enfin, certains participants ont déploré le manque d’informations sur l’utilisation de l’argent public et des prélèvements sur le consommateur, ainsi que l’absence de bilan global du déploiement de l’éolien en Wallonie depuis dix ans.

N.L.