Luxembourg Certains riverains de la rue des Septfontaines se plaignent de la vitesse excessive des véhicules.

La grogne est palpable du côté de Battincourt et plus précisément de la rue des Septfontaines. Cela fait en effet plusieurs années que les riverains se plaignent du manque de sécurité dans leur rue, en matière de circulation routière.

La goûte d’eau qui a fait déborder le vase date de ce week-end. Elle est "tombée" chez Inge De Wolf. Cette dame habite dans le bas de la rue et elle a subi d’importants dégâts devant sa façade, suite à un énième accident de voiture.

"Je n’étais pas chez moi samedi soir. Mes voisins m’ont raconté ce qu’il s’est passé. Trois voitures roulaient, comme d’habitude, à vive allure. On peut même penser à une course-poursuite, quand on connaît un peu la région… L’un des véhicules n’a pas freiné à temps et est venu s’encastrer dans le bac se trouvant devant ma maison. Sans ce grand bac, il aurait foncé dans ma façade", explique-t-elle. La voiture a ensuite été évacuée. "J’ai même pu récupérer la plaque d’immatriculation. Une plaque roumaine."

Ce genre d’accident n’est malheureusement pas rare à cet endroit. Cela fait une vingtaine d’années que la circulation est dense et que les conducteurs prennent trop de risques.

"Je ne compte plus le nombre de fois où je dois balayer les pierres de mon allée. Pierres qui sont arrivées là à cause des dérapages des jeunes fous du volant. Ils prennent le virage trop vite et parfois, ça ne passe pas. Sans compter que la nuit, les freinages incessants me réveillent. Aujourd’hui, j’en ai ras le bol et je ne suis pas la seule. On se sent en insécurité. C’est la roulette russe dans notre rue. On n’ose même pas laisser nos enfants se promener à vélo ou à pied sur le trottoir. Il faut faire quelque chose", demande-t-elle.

Selon Inge, les autorités communales et les forces de l’ordre tardent trop souvent à réagir. "En vingt ans, j’ai interpellé à plusieurs reprises la police et la commune. On a l’impression de ne pas être écouté. On demande que des aménagements soient rapidement réalisés pour diminuer les risques. A côté des dégâts matériels, il y a cette tension permanente au niveau psychologique. Ça bouffe de l’énergie. On est à bout de devoir vivre en permanence avec ce sentiment d’insécurité", conclut-elle. A l’initiative d’Inge, une pétition va voir le jour pour dénoncer ce problème.

La situation est seulement connue dans le chef du bourgmestre… depuis ce lundi matin. “Je vais être franc en vous disant que j’ai pris connaissance de cette problématique lors de la réunion du Collège. Cette dame a peut-être déjà eu des contacts avec d’autres bourgmestres ou échevins dans le passé, mais jamais directement avec moi”, dit ainsi Jean-Paul Dondelinger qui ne compte pas ne rien faire. Mais agir dans l’urgence n’est pas nécessairement la meilleure solution.

“Il faut étudier le problème avec sérieux et ensuite réagir. Le cas échéant, voir si cela est possible de mettre, par exemple, des radars ou des ralentisseurs à cet endroit. Mais les citoyens ne sont pas tout le temps en phase avec la réalité et pensent que c’est facile de changer les choses en un clic, comme sur internet. Evidemment, l’aspect sécuritaire est primordial. Mais on devient parfois fous quand on entend les doléances des riverains. Quelques exemples ? Quand les gens veulent des ralentisseurs et qu’on les place, ils nous demandent ensuite de les enlever car cela fait trop de bruit ! Des radars ? On ne peut en mettre partout. On manque de moyens financiers ou humains. Et c’est impossible de mettre des policiers partout pour contrôler la vitesse au volant”, dit-il.

Bref, la situation de la rue des Septfontaines est désormais analysée mais il faudra encore attendre avec de trouver une (des) solution(s).

L.T.