Les Zadistes n’ont finalement rien fait. D’importantes mesures policières avaient pourtant été prises à Arlon.

Toute la journée, on a eu l’impression que le chef-lieu était en état d’alerte, comme si un danger imminent allait arriver. Et ce n’est pas l’hélicoptère de la police fédérale qui était de nature à rassurer. Finalement, on ne trahit pas la vérité en disant que des dizaines de policiers, venus de différentes régions du royaume, ont ainsi…plus poireauté toute la journée que vraiment été actifs. Car il ne s’est pas passé grand-chose à Arlon ce vendredi, hormis le Black Friday. Du moins, rien de ce qui avait été imaginé par les autorités communales. Les Zadistes n’ont finalement rien fait, comme annoncé sur leur page Facebook la semaine dernière. La manifestation du 29 novembre n’a pas eu lieu. Pour Maurice, un Zadiste, tout ce déploiement policier a été ridicule. A en rire…

"Exactement ! Nous sommes restés sagement ici, à regarder de loin les forces de l’ordre s’affairer. Tout ça pour rien. Ça a coûté combien, ce déploiement ? Il faut dire que le bourgmestre Vincent Magnus a tout fait pour que la population ait peur. C’est lui qui a instauré ce climat de terreur. Nous sommes des militants, pas des casseurs. On a entendu toutes sortes de rumeurs ces derniers jours. Entendre que les écoliers ont peur qu’on aille mettre une bombe dans leur école, ou que les commerçants ferment boutique à cause d’éventuels heurts qui seraient causés par nous, les Zadistes…C’est n’importe quoi, quand même", dit-il.

Ils ont pété les plombs

A la fin de la journée, les militants ont rédigé un communiqué allant dans ce sens. "Force est de constater que malgré l’annulation de la manifestation pour apaiser les tensions, ça n’a pas suffi à montrer notre bonne foi et notre volonté de dialoguer.
Nous subissons une répression disproportionnée : la ville en état de siège, une cinquantaine de combis et 2 autopompes à 6 min de la Zablière, un hélicoptère qui tourne autour de celle-ci depuis 10h ce matin comme si nous voulions poser des bombes…
Venez nous soutenir. Ils ont pété les plombs."

La suite ? Les militants vont bien évidemment poursuivre leur action. Ils espèrent que la population continuera de les soutenir. A noter qu’à l’heure actuelle, aucune décision officielle n’a été prise pour les expulser du site de la sablière. "On se prépare, l’hiver approche. Nous construisons des cabanes, car dormir dans les tentes, ce n’est pas le mieux non plus quand il fait froid. Et si les gens veulent nous aider (soutien moral, soutien alimentaire, etc.), ils sont les bienvenus", conclut-il.

© D.R.

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