Le bourgmestre comprend la colère des campeurs, mais le projet est ancien.

Le mouvement de protestation au camping La Rosière, à Florenville, a fait réagir le bourgmestre Jacques Gigot. "Je peux comprendre la réaction des campeurs", souligne-t-il.

"Ils vont devoir installer leur caravane ailleurs. Cela dit, s’il y a eu une petite révolution au camping, c’est en raison d’une erreur de communication", tient-il à préciser.

En effet, le projet ne date pas d’hier. "Il a été lancé, en 2017, sous le mayorat de Sylvie Théodore. Ce dossier est consécutif à une étude visant la redynamisation du camping. À cette époque, la commune souhaitait changer de gestionnaire et a lancé un appel de reprise conditionné à un investissement important pour permettre une montée en gamme. L’étude a été confiée à l’intercommunale Idelux."

Le bourgmestre précise que l’appel a été lancé par la commune en accord avec le gestionnaire actuel, en l’occurrence le syndicat d’initiative. Celui-ci a été associé étroitement à la réflexion.

"La commune a reçu une offre de Flower Campings, un groupe spécialisé qui est le premier réseau de franchisés en France", poursuit-il.

" Le projet de reprise porte sur un investissement de cinq millions d’euros. Il prévoit la construction de bungalows et d’une piscine couverte. J’y suis favorable car le nouveau gestionnaire va doter la commune d’outils modernes et performants."

Dans ce contexte , une reprise anticipée du bail, entre la commune et le syndicat d’initiative, a été menée car ce dernier n’a pas la possibilité financière de réinvestir massivement dans le camping.

"Une convention sera signée par les différents acteurs. La commune prendra une décision officielle fin août. Les négociations, quant au transfert et au déplacement des logements actuels, se dérouleront entre les résidents et le nouveau concessionnaire. Contrairement aux rumeurs, il n’est nullement question d’une vente : la commune reste propriétaire du site", conclut-il.