Le 47e Festival International des Arts de la rue de Chassepierre devait normalement avoir lieu ce week-end. On ne vous rappelle pas que suite au virus du Covid-19, cet événement a été annulé et reporté à l’an prochain. Bien que quelques représentations artistiques, appelées réactions culturelles aient déjà eu lieu ces dernières semaines et avec un public limité, elles ne remplaceront jamais le festival en question. Il faut dire qu’il n’était pas simple de s’y retrouver dans ce micmac politique depuis le mois de mars.

"Les décisions prises par le CNS (Conseil National de Sécurité) ont trop souvent changé. En mai, on pouvait accueillir jusqu’à 200 personnes. Puis en juillet, 400. Bref, on a l’impression que le monde politique ne se soucie guère de la culture. Il y a un manque de connaissance du terrain et de la réalité. Comment pouvait-on faire pour organiser quelque chose en si peu de temps, ou modifier nos programmes, sachant qu’il faut une bonne année pour planifier le Festival de Chassepierre ?", questionne Charlotte Charles-Heep, de l’organisation.

Attirant généralement entre 20 à 30 000 visiteurs et des centaines d’artistes, cette édition a donc été modifiée. "On voulait qu’il y ait quelque chose, c’était important à nos yeux." On connaissait déjà la Marche des Philosophes et le succès post festival.

Place aujourd’hui à une version agrandie, car la Marche ira de Chassepierre à Mons ! "On démarre ce qu’on appelle "Le Grand Tour" ce dimanche, pour une conclusion à Mons le 4 septembre. Chaque jour, une troupe marchera une vingtaine de kilomètres avant de réaliser un spectacle en soirée. À côté du côté artistique, on souhaite également sensibiliser les personnes sur notre secteur d’activité. La culture : à quoi sert-elle, à qui manque-t-on ? C’est un des thèmes que nous souhaitons aborder", poursuit-elle.

Pas de festival, pas de rentrées. Quid de l’avenir ? Seul le temps donnera la réponse… "On a besoin d’une vision à long terme. On se bat pour que ce ne soit pas la fin des grands évènements, car il est très facile d’oublier un festival. Il faut que les pouvoirs politiques prennent des décisions avant cet hiver. Certes, nous nous portons bien, mais la grande question est de savoir si nous pourrons recevoir autant de subsides que les années précédentes pour organiser les éditions futures", conclut-elle.

L.T.