L’idée est dans la tête de certains opposants à l’éolien en Province de Luxembourg.

Qu’on le veuille ou non, la Province ne cesse d’attirer les différents promoteurs mettant en avant l’éolien. Citons notamment Vortex Energy, EDF Luminus, Storm, Aspiravi ou encore Elicio (Nethys) qui ont présenté de nombreux projets à la population ces derniers mois. Et parfois, ces projets se télescopent. Mais il y a une constante.

De Libin à Musson, en passant par Muno, Bertogne, Meix/Virton, Léglise ou Habay… une grande partie des citoyens craint l’éolien. Certains slogans parlent d’eux-mêmes. Comme par exemple à Habay : "L’éolien à Habay, c’est non !".

Formé, il y a deux mois seulement, par Philippe Lespagnard, un habitant de Hachy, ce groupe (Facebook) compte aujourd’hui presque 500 membres. Leur position est claire. Ils ne veulent pas d’éoliennes dans la commune.

"Les gens sont de plus en plus nombreux à nous rejoindre. D’une manière générale, on remarque que la population se pose pas mal de questions sur les différents projets éoliens. A chaque fois, les démarches/questions/contestations sont les mêmes. Tant chez les promoteurs, que du côté des citoyens ou des communes. Les mêmes questions reviennent, les mêmes interrogations", commente ce dernier.

Dès lors, pourquoi ne pas voir plus loin et tenter de créer un rapprochement des collectifs en vue d’une résistance citoyenne éclairée au niveau de la Province ? Au niveau national, Vent de raison milite déjà dans ce sens. Au niveau provincial, cette question semble plaire à notre interlocuteur.

"Oui, on pourrait creuser et voir comment nous, opposants à l’éolien, pouvons faire. En pratique, on voit qu’il y a déjà pas mal de contact entre les différents collectifs citoyens de la région. A terme, se rassembler en un seul mouvement pourrait nous permettre d’avoir plus de poids dans les discussions. De mieux informer nos concitoyens et de ne plus être isolé, chacun dans son coin. Et pour les promoteurs, ce serait peut-être plus simple également. Au lieu de répéter tout le temps la même chose. Nous envisageons de rencontrer d’autres mouvements comme le nôtre pour en parler avant la fin de l’année", ajoute-t-il. Reste à voir si pareille démarche sera acceptée et bénéfique pour tout le monde.

L.T.