À Senonchamps, la date de fermeture, prévue le 31 mars, pourrait être reportée.

Le confinement, en vigueur depuis mercredi midi, impacte aussi les centres pour candidats réfugiés. Les salles de sport ont été fermées. Toutes les activités extérieures, y compris les rendez-vous pris dans le cadre de la procédure d’accueil, ont été annulées. Les mesures de distanciation entre les personnes compliquent la tâche du personnel.

Au centre Fedasil de Bovigny (Gouvy), à la suite d’une bagarre, des initiatives ont été prises par les résidents eux-mêmes pour ramener le calme. "Les activités pour faire baisser la pression sont, à présent, très limitées", souligne la directrice Patricia Perrin. "La bagarre a éclaté sur le terrain de football où se trouvaient plusieurs communautés. La police est intervenue. Les six protagonistes ont été exclus. Des résidents se sont proposés pour faire de la médiation entre les communautés. Des actions vont être menées dans ce sens avec l’appui du personnel du centre."

Benoît Mansy, porte-parole de Fedasil précise, par ailleurs, que, dans chaque centre, des mesures sont prises pour protéger les plus vulnérables.

"Les personnes à risque, comme les plus de 65 ans, ont été placées en isolement. Tous les résidents sont, par ailleurs, sensibilisés aux règles d’hygiène et à la distance de 1,50 mètre à respecter dans les lieux de vie. Certains repas peuvent être servis, si nécessaire, dans les chambres."

Dans ce contexte, les centres n’accueillent plus de nouveaux résidents. L’office des étrangers a d’ailleurs fermé le bureau d’enregistrement jusqu’à nouvel ordre. Au centre de vacances de l’Ocasc à Senonchamps (Bastogne), la fermeture, prévue le 31 mars, pourrait être reportée, d’autant que le gouverneur vient de prendre un arrêté pour faire fermer tous les hébergements touristiques.

"Actuellement, aucune décision n’a encore été prise dans ce sens", indique Benoît Mansy. "Les résidents pourraient être transférés ailleurs. Quant à la réouverture à Herbeumont, elle n’est pas encore, à ce stade, remise en cause. Nous suivons l’évolution des mesures prises au niveau fédéral dans le cadre de l’épidémlie de coronavirus au jour le jour."

Nadia Lallemant