Luxembourg Le bourgmestre émet certaines conditions : intégration paysagère absolue et autoproduction énergétique.

Après avoir mis la main sur plusieurs pistes de ski intérieures en Allemagne et aux Pays-Bas via la société SnowWorld dont il est actionnaire majoritaire, Marc Coucke pourrait investir dans la construction d’une toute nouvelle descente… à Durbuy !

Son associé Bart Maeren l’évoquait dernièrement sur le plateau de TV-Lux. "On est en train de mener une étude pour avoir une piste de ski intérieure sur Adventure Valley. Justement pour pouvoir travailler toute l’année", confiait-il à l’antenne au moment d’évoquer les perspectives de développement du parc d’activités qu’ils détiennent à Durbuy.

Du côté de la commune , on confirme l’existence du projet. Lequel traînerait d’ailleurs dans les cartons de la société La Petite Merveille, dont dépend Adventure Valley, depuis un certain temps. "Nous l’avons évoqué il y a quelques semaines lors d’une réunion qui n’avait rien à voir, mais je n’en sais pas plus pour l’instant", expliquait le bourgmestre Philippe Bontemps dans les pages de la Meuse ce jeudi.

Des négociations seraient en cours avec l’urbanisme provincial. Mais pas question pour les autorités communales d’accepter n’importe quoi. "Intégration paysagère absolue", exige le bourgmestre. "Il s’agit quand même d’un type d’infrastructure très particulier sur le plan architectural. Autoproduction de l’énergie ensuite. Le projet doit s’intégrer dans une optique sport-nature, qui était quand même un des engagements des investisseurs à la base. On m’a assuré qu’il n’y aurait pas de problème à ce niveau."

Bart Maerten abondait en ce sens sur le plateau de la chaîne luxembourgeoise. "Comme on a un projet quand même écologique, une des conditions est que ce soit neutre en énergie. Pour une piste de ski intérieure, ce n’est pas évident. On est en train de rechercher des gens à l’université qui pourraient nous accompagner pour parvenir à faire de l’énergie neutre dans notre parc." Qu’il se concrétise ou pas, le projet fait déjà grincer des dents. "Aberrant", estime le gestionnaire d’une piste de ski extérieure voisine. "C’est complètement à contre-courant des discours actuels en termes d’environnement. On n’a pas besoin de ça !"

N.P.