Un Marchois d’une trentaine d’années se retrouve devant le tribunal correctionnel

Le 29 avril dernier, une violente agression au couteau s’est produite à la buvette du football de Marloie. Un homme d’une trentaine d’années est aujourd’hui poursuivi devant le tribunal correctionnel de Marche pour coups et blessures avec préméditation, la tentative de meurtre ayant finalement été écartées. Les faits se sont produits à la fin d’un match, alors que de nombreuses personnes étaient venues célébrer la victoire de l’équipe locale. L’auteur du coup de couteau s’en est pris à un homme avec qui il avait eu un différend quelques semaines plus tôt, lui portant un coup de lame à l’arrière de la tête. S’il reconnait avoir voulu se venger, le prévenu ne s’explique pas son geste.

"Me battre à coups de poing, ça m’est déjà arrivé, mais pas à coups de couteau. Je ne sais pas ce qui s’est passé dans ma tête. C’est l’alcool et les médicaments qui m’ont fait commettre ces faits." Le parquet estime que le geste était prémédité et réclame 30 mois d’emprisonnement. "Sur les images de vidéosurveillance, on voit le prévenu sortir le couteau, le cacher dans son dos et s’orienter vers la victime avec un calme olympien, c’est impressionnant. On n’est pas dans un moment de colère, mais dans un dessein réfléchi."

La défense évoque plutôt un coup de sang. "Lors d’une première altercation à la mi-temps du match, mon client va tenter de mettre un coup de poing à la victime, mais sans faire usage du couteau ni même le sortir pour la menacer", observe Me Sylvain Danneels. "Il ne va ensuite plus rien se passer pendant une heure. Mais quand mon client va recroiser la victime au milieu de la buvette, il va être pris d’un coup de sang. Rien dans le dossier ne permet d’infirmer ses déclarations quand il dit qu’il se trouvait dans un état second."

En détention préventive depuis son arrestation fin avril, le détenu assure tout mettre en œuvre pour en finir avec sa dépendance à l’alcool et aux antidépresseurs. Son avocat sollicite un sursis probatoire. "Mon client a fêté les 10 ans de son fils hier depuis le parloir de la prison de Marche. Le maintenir en prison quelques mois encore ne servira à rien. L’urgent est qu’il sorte et respecte le cadre que vous lui imposerez." Jugement le 25 juillet.

N.P.