Luxembourg Le chauffard était recherché pour harcèlement et menaces envers son ex-compagne

Un Libramontois de 36 ans est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau pour une série d’infractions liées à une séparation difficile. On lui reproche notamment d’avoir harcelé puis menacé son ex-compagne peu après leur rupture. Il est question de centaines de SMS par jour ainsi que d’une vidéo mettant en scène des armes publiée sur les réseaux sociaux. Des faits pour lesquels l’intéressé sera d’ailleurs recherché en mai dernier.

"Quand les policiers vont vouloir l’intercepter au volant de sa voiture, Monsieur va démarrer en trombe", explique le substitut. S’ensuivra une véritable course-poursuite. Lancé à plus de 110km/h en pleine agglomération, le chauffard manque de heurter un piéton, dépasse un véhicule en plein carrefour, puis s’engage sur la Nationale à tombeau ouvert.

"Le compteur des policiers qui tentent de l’arrêter indique plus de 200km/h sur la N89. Ils ne parviendront pas à le rattraper." La cavale se prolongera plus d’un mois, jusqu’à ce que le suspect soit finalement intercepté dans les environs de Liège. Présenté devant le juge d’instruction qui lui accordera une libération conditionnelle fin juin, l’intéressé sera de nouveau arrêté début juillet pour ne pas avoir respecté les mesures qui lui avaient été imposées.

Le parquet réclame aujourd’hui deux ans d’emprisonnement à son égard pour coups et blessures, harcèlement, menaces et entrave méchante à la circulation. Des préventions que le prévenu nie pour la plupart, à l’exception du harcèlement téléphonique. "Chaque fois que je lui envoyais un message, c’est parce qu’elle me privait de mes enfants", expliquait-il mardi devant le juge. "La justice, elle marche pour certaines personnes, pas pour moi. On ne veut même pas acter mes dépositions."

Stéphanie Cremer, l’avocate de la défense, évoque le contexte particulier dans lequel s’inscrivent les faits, la polytoxicomanie du prévenu. "On a multiplié les dépositions envers Monsieur, mais je pense qu’il y a eu de l’abus. Tout ce qu’il souhaite aujourd’hui, c’est entamer une nouvelle vie." La défense sollicite une sursis probatoire, avec cure de désintoxication à la clé. Jugement le 1er octobre.

N.P.