Le Comité Hospital & Transport Surge Capacity (HTSC) préconise à l’ensemble des hôpitaux du pays d’arrêter les soins non-urgents vu la situation du Covid. Les cellules de crise locales et transversale de Vivalia se sont réunies, ce mercredi, pour mettre en œuvre cette directive.

Le HTSC, qui surveille au quotidien la situation dans les hôpitaux, estime que, selon les modèles de prévision, la tendance à la hausse du nombre de cas hospitalisés – notamment en soins intensifs - va se poursuivre et qu’il est nécessaire de prendre des mesures de régulation avec effets immédiats.

Il demande donc de rouvrir des lits de soins intensifs pour les patients Covid ou, à défaut " des lits middle care dans lesquels les patients peuvent être pris en charge pré ou post-soins intensifs."

Deuxième mesure, la suppression immédiate de certains soins pour une période de deux semaines.

Outre les soins Covid, ne seront maintenus que les soins urgents et nécessaires, comme les thérapies vitales ou en cours ( chimiothérapie, dialyse, etc.).

L’arrêt concerne les activités nécessitant des soins intensifs qui peuvent être reportées, les hospitalisations classiques qui ne font pas appel aux soins intensifs et les activités chirurgicales en hôpital de jour qui ne font pas appel aux soins intensifs.

La circulaire du HTSC n’interdit pas la poursuite des activités non chirurgicales en hôpital de jour ni des consultations qui sont, dès lors, maintenues. Chaque patient concerné sera contacté directement par le médecin spécialiste et prévenu de la déprogrammation ou du maintien de son opération.

Les directeurs médicaux sont chargés de mettre en œuvre cette décision en concertation avec les équipes opératoires et la direction des Soins infirmiers. La réduction de l’activité permet une réorganisation importante au niveau du personnel. Les équipes dans les unités COVID en soins intensifs ou classiques sont renforcées, notamment au niveau infirmier.

Ce matin, on comptait 17 patients Covid en soins intensifs (6 aux CSL, 4 à Marche, 6 à Libramont et 1 à Bastogne) et 53 hospitalisés en unités Covid classique (18 aux CSL,12 à Marche, 23 à Libramont et aucun à Bastogne).

L’intercommunale de soins de santé rappelle que, malgré ce contexte, il est important de continuer d’aller à l’hôpital pour poursuivre un traitement en cas de maladie chronique ou aux urgences en cas de symptômes inquiétants. "Merci encore à l’ensemble de nos équipes qui continuent de se battre chaque jour dans des circonstances difficiles, avec le professionnalisme et la flexibilité que nous leur connaissons. Elles méritent tout notre respect, et le vôtre. C’est ensemble que nous pourrons en sortir."