Au terme de la première semaine de mise en service d’un hélicoptère affecté aux transferts inter-hospitaliers de patients Covid-19, l’ASBL Centre Médical Héliporté vient de dresser un premier bilan : neuf patients ont pu bénéficier d’un transfert héliporté vers des unités de soins intensifs situées en Flandre et en Allemagne.

Pour rappel, cet hélicoptère médicalisé a été mis en service le dimanche 1er novembre dernier, au départ de la base héliportée du CMH de Bra-sur-Lienne. Il est exclusivement affecté aux transferts inter-hospitaliers de patients Covid-19 organisés durant la pandémie, avec une disponibilité opérationnelle qui s’étend du lundi au vendredi de 9h à 18h.

"Ces patients Covid été dirigés vers les hôpitaux d’ Anvers, Louvain, Düsseldorf, Münster et Coblence", précise le porte-parole du CMH. "Ces missions exceptionnelles globalisent un total de près de 17h de vol réel. Cette durée comprenant les temps de déplacement vers l’hôpital demandeur, de transfert du patient vers l’hôpital de destination et de remise en disponibilité du vecteur héliporté."

Le CMH précise que le coût des transferts héliportés effectués durant la crise sanitaire est pris en charge par le SPF Santé Publique. " Aucune facture n’est adressée aux patients pour ce type de mission. Grâce à l’énorme soutien de la population au travers de la carte d’affiliation, le CMH a pu proposer au SPF de la santé un prix à l’heure de vol bien en dessous des coûts réels engagés. Cela démontre à nouveau qu’il n’a pas de vocation commerciale mais est seulement et avant tout animé par un esprit d’utilité publique. »

Cet hélicoptère est un EC135-T1 appartenant au Secours Aérien Français. Il est aménagé d’un intérieur médical adapté au transport de patients avec tout l’équipement permettant d’assurer la surveillance intensive de patients fragilisés. Le service de transfert et la surveillance médicalisée des patients est organisé par l’équipe médicale du CMH.

 " Cette solution permet de conserver des capacités d’hospitalisation dans les unités de soins intensifs de notre région et de répondre de manière efficace, professionnelle et rapide aux problématiques consécutives à l’évolution de la pandémie, comme la saturation des capacités de prise en charge hospitalière, notamment au sein des différentes unités de soins intensifs", conclut-on