Ce week-end, le gouverneur de la Province de Luxembourg a lancé un appel sur les réseaux sociaux. En résumé, Olivier Schmitz pousse les volontaires à se faire connaître. « Le manque de personnel dans certaines collectivités (maisons de repos, maisons d’accueil pour public fragilisé, etc.) de la province de Luxembourg se fait de plus en plus ressentir. Certaines institutions font face à des difficultés. D’autres suivront plus que probablement. C’est pourquoi, en collaboration avec la Province de Luxembourg, la cellule de sécurité provinciale lance un appel aux volontaires pour pallier l’éventuelle absence de personnels dans les collectivités touchées par la pandémie actuelle. L’objectif est de constituer une base de volontaires (avec des compétences médicales/sociales ou non) à laquelle nous ferons appel en fonction des besoins », explique-t-il en substance. 

Une annonce qui prend tout son sens en cette crise sanitaire prolongée, mais qui passe plutôt mal chez certains étudiants. Notamment ceux à la recherche d’un stage ou d’un boulot dans le secteur médical ou social… « Vous voulez des bénévoles, et nous alors ? Vous nous oubliez ? Alors que nous avons déjà eu du mal à trouver des stages dans les domaines du social ou du médical, que certains galèrent encore pour trouver un job, votre annonce passe mal. Nous devrions être sur les listes, en priorité », explique ainsi cet étudiant en dernière année d’infirmier à Libramont. 

Une enseignante nous confirme ensuite qu’il n’est pas aisé pour le moment de caser chaque élève en stage et que faire appel à des bénévoles -personnel qui semble à priori moins qualifié que les étudiants- est une aberration. Ce lundi, le cabinet du député provincial Stéphan de Mul (Social et Santé) a bien compris le message. « On connait les difficultés que certains élèves peuvent avoir. On a besoin de tout le monde, avec des profils variés. Nous travaillons sur tous les fronts et il ne faut pas mettre bénévoles et étudiants en concurrence. Les deux sont complémentaires. L’objectif de cet appel est d’avoir une base de données pour répondre le plus rapidement possible aux besoins de nos institutions. Et on aura besoin de tout le monde », précise-t-il.