Plus d’un an après le début de la crise sanitaire, l’UCM Luxembourg a fait le point sur les aides que les communes de la province de Luxembourg mettent en place pour soutenir leurs commerces locaux. Elle tire la sonnette d’alarme et adresse une lettre ouverte aux 44 bourgmestres.

 " Pour aider les 44 communes à dresser le bilan et préparer l’avenir, l’UCM Luxembourg a entamé un travail de recensement des différentes aides mises en place en leur sein", explique le président Philippe Denis, dans un communiqué.  " Même si tous les acteurs n’ont pas encore pu être consultés, à ce jour, un peu plus de trois-quarts des communes ont été rencontrées, un premier constat peut déjà être dressé : ces échanges entre bourgmestres, échevins du commerce, directeurs d’ADL et responsables UCM, se révèlent positifs à l’unanimité et rassurants, pour la plupart…"

L’UCM Luxembourg l’a constaté : les initiatives ne manquent pas. Parmi elles : chèques commerces, paniers du terroir, subsides, plateformes de vente en ligne, exemption des taxes, primes, extension des terrasses pour l’Horeca, expositions, parkings gratuits, campagnes publicitaires, actions touristiques, diminution des loyers… Certaines rencontrent un franc succès dans une commune, moins dans une autre. Il ne suffit donc pas de multiplier les actions, encore faut-il que les objectifs soient clairement définis.

 " C’est à travers pareille crise que nous pouvons mesurer l’importance et le rôle des indépendants dans la vie économique de nos communes. Ne pas leur offrir le soutien adéquat, c’est provoquer leur chute et par là, celle de nombreux autres acteurs qui y sont étroitement liés", poursuit Philippe Denis. " Malheureusement, certaines communes ont encore trop peu conscience de cette nécessité. Il est pourtant plus qu’urgent d’agir : burnout, maladies ou même suicides sont des réalités trop souvent passées sous silence et qu’on ne peut ignorer !"

Dans la lettre ouverte, l’UCM Luxembourg rappelle les problématiques auxquelles doivent quotidiennement faire face les commerçants et pour lesquelles des solutions tardent à être offertes.  " Aide psychologique, pénurie de main d’œuvre, règlements communaux d’octroi des primes, accompagnement et soutien aux secteurs oubliés tels que la puériculture, la papeterie, le secteur culturel, les salles de fitness, les activités de location pour l’Horeca ou l’événementiel : les aides mises en place sont insuffisantes. Nombreux sont en effet celles et ceux qui sont au bord du gouffre ! Et l’incertitude liée à la réouverture du secteur Horeca le 1er mai prochain ne fait qu’ajouter une épée de Damoclès supplémentaire au-dessus de leur tête…"