Luxembourg L’homme d’affaires veut alimenter ses établissements durbuysiens avec de l’eau traitée en provenance de l’Ourthe

Marc Coucke vient de dévoiler son nouveau projet pour Durbuy : puiser et traiter l’eau de la rivière pour alimenter ses différents établissements touristiques et hôteliers. "On peut devenir indépendant de l’eau du sol, indépendant de l’eau dont les citoyens de Durbuy ont besoin", expliquait-il lundi matin à l’occasion d’une conférence de presse organisée sur le site d’Adventure Valley.

Sa société d’investissement Alychlo vient en effet d’acquérir des parts dans Ekopak, une entreprise flamande spécialisée dans le traitement des eaux de récupération. Déjà présente dans une dizaine de pays, Ekopak pourrait être amenée à développer des applications très concrètes pour les installations touristiques de Marc Coucke à Durbuy. Lesquelles drainent chaque année plusieurs centaines de milliers de visiteurs.

"Notre projet consistera non pas à sortir l’eau du sol, mais à la prendre directement dans la rivière pour la purifier", poursuit Marc Coucke. "Après usage, l’eau sera à nouveau traitée puis rendue à la nature." Une unité de traitement avait été spécialement installée sur place pour démontrer l’efficacité du processus. Marc Coucke et Pieter Loose, responsable d’Ekopak, en ont profité pour partager un verre d’eau obtenu après traitement de l’eau du bassin situé en plein cœur du parc. "Le filtre fonctionne en deux étapes", explique Pieter Loose. "On enlève dans un premier temps les bactéries, les virus, puis dans un deuxième temps les minéraux. Le procédé est essentiellement mécanique. Il permet d’obtenir différentes qualités d’eau."

Une qualité d’eau pouvant aller jusqu’au niveau pharmaceutique, nous assure-t-on sur place. Si la méthode semble bel et bien rodée, le projet durbuysien n’en est encore qu’à ses prémisses. "On doit encore obtenir quelques autorisations", poursuit Marc Coucke. Les autorités communales semblent séduites. "À un moment donné, il faudra de toute façon se tourner vers d’autres sources d’alimentation en eau", observe le bourgmestre Philippe Bontemps. "Mais pour capter l’eau de la rivière, il faut des autorisations. C’est pour cela que je suis très prudent et que j’adresse des appels du pied au prochain ministre."