De bonnes affaires sont à réaliser en France, surtout en période de fêtes de fin d’année.

Un après-midi, à quelques heures de la soirée du 31 décembre. Sur le parking de cette grande enseigne française spécialisée dans la grande distribution (Auchan - Mont-Saint-Martin), quelques clients frontaliers font les dernières courses pour préparer le réveillon. "Ce sera à la maison, comme d’habitude. Et comme d’habitude, on est à la bourre", en rigole d’ailleurs Céline, d’Aubange.

Ici, on retrouve pas mal de plaques d’immatriculation belges et luxembourgeoises. Ce n’est pas un hasard. Car tous ceux qui habitent le long "des 3 frontières" (Messancy, Musson ou Aubange par exemple) savent qu’il y a moyen de réaliser, parfois, de bonnes affaires en France. "En effet. Ça dépend des produits que l’on recherche ! Mais il est vrai que cela reste quand même intéressant de venir ici. Je pense que l’eau, le vin, les chips, les produits laitiers, les céréales sont quand même à un prix moins élevé qu’en Belgique. Me concernant, je pense gagner entre 15 et 25 euros en faisant mes courses en France. Évidemment, il y a aussi le carburant (déplacement maison/magasin) que je dois prendre en compte. Mais dans mon cas, ça ne fait que huit petits kilomètres de chez moi à ici…", poursuit-elle.

Un peu plus loin, Fabrice et sa compagne sont là pour trouver leur menu du soir. "Aujourd’hui, on va acheter les chips, olives et amuse-bouche pour l’entrée. Comme plat principal, ce sera une fondue bourguignonne. On va tout prendre ici car c’est plus facile pour nous", dit-il. Leur présence chez Auchan est simplement due au hasard. "Nous travaillons tous deux au Luxembourg. Le salaire est évidemment différent des travailleurs belges. L’argent, le pouvoir d’achat plutôt, fait le reste. Avec un revenu tournant autour des 2 400 euros net par mois et par personne, venir en France, en Belgique ou même au Grand-Duché… vous savez, on ne regarde plus. C’est juste une question de temps et/ou de facilité. Et comme on habite plus près du supermarché Auchan que du Cora Messancy…", dit-il.

Une chose est certaine : que ce soit en France ou chez nous, il y avait une file de voitures assez impressionnante aux entrées des différents magasins de la région…

Laurent Trotta