En août, la vidéo d’un avion délestant du carburant, en plein vol, avait fait le buzz sur les réseaux sociaux. La députée wallonne, Anne-Catherine Goffinet, vient d’interpeller la ministre de l’Environnement, Céline Tellier, à propos de ce délestage qui avait provoqué l’étonnement, voire l’indignation dans le sud de la province de Luxembourg.

 " Des habitants de la région de Florenville ont été surpris d'observer un Boeing 747 procéder à un délestage de son fuel au-dessus de différentes contrées", a rappelé la députée. "Même si la procédure, autorisée en cas notamment de problème technique, semble avoir été strictement respectée, il n'empêche que l'on peut quand même se poser des questions sur son impact sur l'environnement et aussi sur la santé des personnes survolées."

La députée a demandé si le SPW est systématiquement informé lorsque des avions doivent procéder à des délestages de carburant et, le cas échéant, si un contrôle environnemental est réalisé afin d'évaluer les dégâts potentiels.

" Le 19 août, le call center SOS Environnement Nature a reçu un appel concernant un cas de dégazage d'avion au-dessus de la Semois" a souligné Céline Tellier.  " Les témoins qui ont observé la scène de délestage du carburant ont pu identifier l'avion comme appartenant à la société Cargolux. Les témoins n'ont, a priori, pas constaté d'arrivée de carburant au sol et aucune plainte à ce sujet n'a été enregistrée par le Département de la Police et des Contrôles."

Selon la ministre, le délestage constaté correspond à une obligation imposée par une réglementation internationale. Celle-ci impose, pour des raisons de sécurité, à un avion qui connaît un incident de délester son carburant en excès en vue de son atterrissage d'urgence.

Cette procédure vise à limiter les risques d'incendie voire d'explosion. Les services régionaux ne sont actuellement pas systématiquement informés, d'où l'absence d'évaluation des éventuelles conséquences environnementales au sol.

 " Je solliciterai le ministre Bellot afin de prévoir une information systématique des régions en cas d'incident de ce type", a conclu la ministre.  " Outre une éventuelle évaluation des dommages environnementaux, cela permettra au service SOS Environnement-Nature de pouvoir répondre aux demandes émanant de citoyens."