C’est aussi une des conséquences du covid : les rendez-vous chez le dentiste sont difficiles à obtenir. Parfois, les listes d’attente sont très longues et peuvent prendre… jusqu’à six mois d’attente chez certains spécialistes.

Laurent l’a d’ailleurs récemment constaté à Neufchâteau. "J’avais une carie. J’ai vraiment eu du bol. La secrétaire m’a d’abord donné un rendez-vous fin novembre ! J’ai cru à une blague. Evidemment, je ne pouvais pas attendre. Vu l’urgence et un désistement, j’ai finalement pu y aller deux jours plus tard. Et ailleurs, c’était pire niveau délai", dit-il.

Vous l’avez compris, il y a bel et bien une pénurie dans la Province. Dans ce contexte, on ne peut que féliciter ceux qui entreprennent et qui se lancent comme indépendant(e) dans ce métier. C’est le cas de Gaelle Longueville (29 ans), originaire de Tillet. "Après quatre ans passés dans un cabinet à Bertrix, je voulais exercer dans mon village natal. Je me suis donc lancée il y a quelques semaines. Pour le moment, tout se passe bien. Comme d’autres confrères, mon agenda est bien rempli jusque fin septembre, début octobre. La majorité des patients comprend bien qu’on fait de notre mieux pour contenter tout le monde, mais on ne peut pas non plus toujours faire des journées à rallonge", explique-t-elle. On parle souvent des infirmiers (ères), des médecins ou des aides à domicile, mais on n’oublie peut-être qu’un dentiste est confronté au covid en permanence. Bouche ouverte, le risque est sans doute plus élevé qu’ailleurs dans cet environnement.

"J’utilise un masque, je protège mes cheveux, le rendez-vous entre chaque patient est plus espacé qu’avant, le temps de désinfecter la pièce… Et je dispose d’appareils spécifiques pour éviter d’éventuelles propagations dans l’air. Notamment lors d’utilisation d’aérosols, par exemple."

Ces mesures à respecter sont parfois exigeantes, ou contraignantes pour certains patients, mais pas le choix. "Il faut bien vivre avec et après avoir un peu stressé au début, je me suis habituée à ces gestes quotidiens", conclut-elle.

L.T.