Les suspects s’étaient introduits à l’arrière du bâtiment en pleine journée, profitant de l’absence de la propriétaire partie travailler pour dérober bijoux, argent liquide, manette de console et jeux vidéo. Mais le cambriolage avait tourné court. Quelques minutes seulement après leur départ, les malfrats étaient interpellés en possession de leur butin lors d’un simple contrôle routier. Au même moment ou presque, la centrale informait la police qu’un cambriolage venait d’être signalé à Ochamps. 

C’est le beau-père de la propriétaire qui avait donné l’alerte après avoir constaté des agissements suspects autour de la maison. Il n’en fallait pas plus pour faire le rapprochement entre les deux affaires et envoyer les quatre auteurs en détention préventive. « Les prévenus ont presque été arrêtés en flagrant délit. Mettre la main sur les auteurs dans ce type de dossier n’est pourtant pas toujours facile », observe le parquet. Entendus à l’audience, les prévenus ont multiplié les excuses pour obtenir la clémence du tribunal, évoquant pour certains leurs enfants dont ils étaient coupés depuis plusieurs mois. « Ça ne les dérange pourtant pas d’aller retourner la chambre d’un enfant pour emporter ses jeux et les petites dringuelles qu’il avait mises de côté », soulignait le ministère public dans son réquisitoire. Le tribunal a finalement condamné deux des prévenus à 10 mois d’emprisonnement, un autre à 18 mois, et le dernier à 2 ans.