Entrepreneur de pompes funèbres à Vielsalm, Laurent Georges constate que la crise sanitaire a modifié les habitudes de ses clients. « De nombreuses tombes ont été fleuries bien avant la Toussaint » constate-t-il. « Les gens ont anticipé car ils redoutaient un reconfinement. Ils craignaient de ne pas pouvoir se rendre sur la tombe de leur proche le 1er novembre. Les montages floraux ont la cote cette année. Ils ont détrôné les traditionnelles pomponnettes. »

La pandémie a, par ailleurs, provoqué une surcharge de travail, pas simple à gérer, pour l’entreprise de pompes funèbres familiale. « A partir du mois de mars, les décès ont été plus nombreux qu’à l’accoutumée », poursuit-il. « Il a fallu s’adapter. En été, la mortalité a fortement baissé. Depuis quelques semaines, on constate à nouveau une augmentation des décès. La fatigue se fait sentir mais il faut rester serein pour accompagner au mieux les familles dans ces moments difficiles. »

Actuellement, les familles qui s’adressent à l’entreprise de pompes funèbres salmienne lors d’un décès redoutent de ne pas pouvoir rendre un dernier hommage à leur proche dans la dignité, à cause de la crise sanitaire. La perspective d’un reconfinement fait peur.

« Pendant le confinement, les cérémonies des funérailles ne se déroulaient plus à l’église. La famille, en nombre restreint, se rendait au funérarium, puis au cimetière. Il fallait faire des choix parmi les proches du défunt. Le moment de convivialité, autour d’une tasse de café, après l’enterrement était supprimé. Tous ces moments de réconfort sont importants lors d’un deuil. Les familles, qui viennent de perdre un proche, craignent que ces mesures très strictes ne soient à nouveau appliquées dans les prochains jours », conclut Laurent Georges.