Des étudiants et enseignants les fabriquent avec une imprimante 3 D

L’idée a germé dans la section technique de l’Hénallux. Les enseignants ont constaté que les structures de soin ont un grand besoin de visières protectrices, ces visières que l’on met en complément du masque, afin d’apporter une plus grande protection contre le coronavirus.

Dans les provinces de Luxembourg, Namur et Liège, des professeurs et des étudiants ont décidé de consacrer la majorité de leur temps à la création de visières gratuites pour protéger les personnes qui risquent leur vie tous les jours.

"Je me suis proposé pour les fabriquer avec les toutes nouvelles imprimantes 3D dont vient de se doter l’école d’ingénieurs de Virton", explique le Gedinnois Denis Alaime, enseignant. "L’école nous a fourni les premières bobines de consommables. Une feuille de plastique rigide, utilisée pour les syllabus, est fixée à l’armature réalisée grâce à l’imprimante. J’en ai déjà fabriqué 180."

Très vite, ce projet s’est fait connaître, et les demandes affluent. L’enseignant en a déjà distribué au home de Bièvre, à la Croix Jaune, aux aides familiales de la région de Gerdinne, à l’hôpital de Mont Godinne et au Centre hospitalier de l’Ardenne à Libramont. Denis lance un appel, via son Facebook, pour ceux qui souhaiteraient sponsoriser la démarche en offrant le consommable.

Parallèlement à cette initiative, Thibaut Dupièreux, un enseignant du Campus Callemeyn se lance également dans la production de ces visières via l’imprimante 3D du département. Il a déjà pu en fournir à la Paramedical Team de Marche-en-Famenne, ainsi qu’aux pompiers de la région qui les distribuent dans les cabinets médicaux et les hôpitaux.

À plus grande échelle, le Département Bachelier en Électromécanique, mécatronique et robotique de Seraing est devenu la plaque tournante d’une production de visières. Luc Etienne et André Spirlet ont chacun repris une imprimante 3D de l’implantation, et ont contacté d’autres partenaires, pour une production plus poussée. Certaines entreprises font don des consommables.

Nadia Lallemant