Après une école marchoise, c’est le poste de police de La Roche qui a été ciblé.

Jeudi matin, une lettre suspecte a été réceptionnée au commissariat de police de La Roche-en-Ardenne. Elle contenait des injures et une substance potentiellement dangereuse.

Des mesures de confinement ont été prises pour les deux policiers entrés en contact avec ce courrier. Le parquet du Luxembourg a été avisé.

"La poudre blanche a été analysée par le laboratoire de la Défense", précise le commissaire Didier Lambert, porte-parole de la zone de police Famenne Ardenne. "Les résultats ont été communiqués en fin d’après-midi. Il ne s’agissait ni d’anthrax ni de toute autre substance dangereuse. Les mesures de confinement ont été levées vers 17 h 30."

Une enquête a été ouverte afin d’identifier l’auteur de cette mauvaise plaisanterie.. "Ces faits sont graves et l’auteur risque gros", poursuit le commissaire Didier Lambert. "S’il est identifié, il sera poursuivi pour menaces à l’encontre de policiers et fausse alerte relative à une menace d’attentat dans un commissariat de police."

Le bourgmestre Guy Gilloteaux n’envisage pas de prendre des mesures particulières à la suite de cet incident mais il rappelle d’une part, qu’il convient d’être prudent lorsqu’on ouvre son courrier et, d’autre part, qu’il est conseillé d’appeler la police dès qu’un envoi paraît suspect.

Le commissaire Didier Lambert précise que si le protocole anthrax est rarement déclenché dans la zone de police Famenne Ardenne, deux alertes y ont été lancées à quinze jours d’intervalle. En effet, le 5 février dernier, l’institut Saint-Roch à Marche-en-Famenne avait été la cible de mauvais plaisantins.

Des mesures de confinement avaient été prises, au sein de l’établissement scolaire, après la réception d’un colis suspect contenant de la poudre blanche. Trois membres du personnel, entrés en contact avec l’enveloppe, avaient été confinés dans un local. L’accès à la pièce où se trouvait le colis avait été interdit. Un protocole mis au point avec l’objectif d’éviter toute contamination éventuelle.

Nadia Lallemant