Des proches des accusés ont été entendus, vendredi devant la cour d'assises du Luxembourg, au procès de Sébastien Kesteman, Radwan Elmi Galib et Jennifer Sablon, accusés du meurtre pour faciliter le vol de Nathan Kettani et Vinciane Lamoot, le 11 août 2016, à Ronzon (Rendeux). 

Ces témoignages doivent apporter un éclairage sur la personnalité des protagonistes.

Le père de Sébastien Kesteman a évoqué l'enfance de son fil, adopté au Brésil, alors qu'il n'avait que quelques mois. Adolescent, il a séjourné en IPPJ pour de la délinquance. Le père de l'accusé l'a décrit comme un homme qui n'était pas vraiment travailleur mais qui nourrissait toutefois le projet de retourner au Brésil pour y lancer un commerce de compléments alimentaires. Le père se souvient avoir eu connaissance du double meurtre de Ronzon en entendant les nouvelles à la radio mais sans se douter que son fils pouvait être lié à ces événements.

"Rien ne m'avait frappé à l'époque, sauf qu'à un moment donné, Sébastien m'a dit qu'il avait de nouveau un billet d'avion pour aller au Brésil", s'est souvenu le père de l'accusé. C'est d'ailleurs au retour de ce voyage que Sébastien Kesteman avait été intercepté à l'aéroport de Zaventem. Le père a expliqué ne pas vraiment connaître Radwan Elmi Galib, copain de son fils. "Il venait parfois le chercher à la maison mais je n'en sais pas plus", a-t-il indiqué. Il a aussi appris que son fils avait obtenu un prêt bancaire de 27.000 euros, ce qui lui a semblé frauduleux car Sébastien Kesteman était alors au chômage.

Le frère aîné de Jennifer Sablon a, lui, présenté sa sœur comme une personne naïve. "Elle vit dans un monde de Bisounours. Si elle voit une vache blanche et qu'on lui dit qu'elle est bleue, elle va finir par le croire", a-t-il témoigné. Celui-ci a également côtoyé Radwan Elmi Galib, qui a été le compagnon de sa sœur. "C'était quelqu'un de sage, il était le premier à vouloir éviter le conflit", a-t-il expliqué, confiant ne pas imaginer Radwan Elmi Galib impliqué dans des faits de meurtre.