Luxembourg

Radwan Elmi Galib avançait cette supposée richesse pour expliquer le double meurtre

Nathan Kettani et Vinciane Lamoot, tués à leur domicile de Ronzon (Rendeux) le 11 août 2016, n'étaient pas "millionnaires", ont contesté vendredi des témoins devant la cour d'assises du Luxembourg. Radwan Elmi Galib avançait cette supposée richesse pour expliquer le double meurtre en vue de faciliter le vol, dont lui et Sébastien Kesteman sont accusés.

Radwan Elmi Galib affirme avoir appris en juillet 2016 que le jeune couple avait hérité d'un million d'euros. Selon ses dires, il aurait obtenu cette information du compagnon de la meilleure amie de sa compagne, Jennifer Sablon.

Cependant, ce dernier, entendu vendredi comme témoin, a contesté face au jury les propos du co-accusé. Graphiste indépendant, "Nathan était parfois stressé car il attendait des paiements de clients" et devait même de temps à autre demander à sa mère de l'aider "à payer certaines choses", a-t-il certifié.

La compagne du témoin, également appelée à la barre, a elle aussi balayé l'hypothèse de l'héritage. "C'est ridicule", s'est-elle émue. "Nous avions un groupe d'amis (...) nous étions indépendants. Nous avions tous construit notre vie et nous en étions tous fiers."

Confronté à ces déclarations, Radwan Elmi Galib s'en est tenu à sa propre version, selon laquelle le premier témoin aurait affirmé qu'"à même pas 30 ans", Nathan Kettan "était déjà riche".

"M. Elmi Galib fait des déclarations qui lui appartiennent, vous en tirerez les conclusions", a de son côté souligné Me Alexandre Wilmotte, avocat de Sébastien Kesteman, rappelant que son client n'était pas à l'origine de telles affirmations.