Luxembourg

Condamnée pour fraude informatique seulement, Jennifer Sablon écope de 24 mois avec sursis.

Le jury de la cour d’assises du Luxembourg a rendu son verdict à l’encontre de Radwan Elmi-Galib et Sébastien Kesteman pour le meurtre crapuleux de Nathan Kettani et Vinciane Lamoot, sauvagement tués chez eux le 11 août 2016 à Ronzon. Elmi-Galib écope d’une peine de réclusion à perpétuité avec mise à disposition du tribunal d’application des peines d’une durée de 5 ans. Le jury n’a retenu aucune circonstance atténuante en sa faveur.

Sébastien Kesteman est condamné à 30 ans d’emprisonnement avec mise à disposition du tribunal d’application des peines pour une durée de 5 ans. Le jury a souligné "sa volonté d’amendement qui semble sincère" en guise de circonstance atténuante.

Outre le vol avec la circonstance qu’un meurtre et des actes de torture ont été commis, les deux hommes ont également été reconnus coupables d’association de malfaiteurs et de fraude informatique pour avoir retiré de l’argent avec les cartes bancaires dérobées sur les lieux du crime. "J’ose espérer que vous utiliserez le temps que vous passerez en prison pour réfléchir aux faits et à leurs conséquences dramatiques pour les victimes et leurs proches ", a déclaré la présidente du tribunal à l’attention des deux hommes après le verdict. "La société vous a offert de multiples chances que vous n’avez pas saisies tandis que vous n’avez laissé aucune chance aux victimes."

Poursuivie des mêmes chefs d’accusation, Jennifer Sablon a finalement été acquittée du double meurtre et de l’association de malfaiteurs. Seules les fraudes informatiques ont été déclarées établies à son encontre. Ce qui n’a pas empêché l’avocat général de requérir sa prise de corps et son incarcération à la prison de Marche après lecture du verdict. Elle écope finalement de 24 mois d’emprisonnement avec sursis de 3 ans.

Une page se tourne pour les familles des victimes. Mais de nombreuses questions restent en suspens. Comme le rôle joué par chacun des accusés le soir des faits, les deux hommes s’étant rejeté la matérialité des meurtres jusqu’au bout. "Qui a fait quoi ?" s’interroge encore la famille de Vinciane."Gabriel (le fils des victimes, NdlR) posera un jour la question et on ne saura pas quoi lui répondre."