Un exosquelette et l'Innowalk  ont été présentés mercredi

Deux dispositifs innovants dans le domaine de la réadaptation physique - un exosquelette et l'Innowalk - ont été présentés mercredi au sein de la clinique de Libramont. Ces outils de revalidation sont assimilés à des "squelettes externes" permettant à des patients limités dans leurs mouvements, voire tétraplégiques, d'expérimenter la marche de manières assistée. L'utilisation des ces outils sur une longue période en milieu hospitalier, et non uniquement sous forme d'essais, constitue une double première en Wallonie. L'exosquelette est destiné aux adultes tandis que l'Innowalk est utilisé, à Libramont, spécifiquement avec des enfants. Le premier outil permet une verticalisation et la marche assistée. D'un point de vue thérapeutique, les avantages évoqués sont l'amélioration de la digestion, de la circulation ou de la respiration; un renforcement des os ou un mieux-être émotionnel. Il constitue aussi une aide pour les kinésithérapeutes.

L'Innowalk est lui un dispositif fixe qui permet aux jeunes patients de s'asseoir, de se mettre debout et de bouger. Il est complété par un dispositif de réalité virtuelle. Il est utilisé au sein du Centre Eclore, structure installée au sein de la clinique de Libramont, prenant en charge les enfants présentant des déficits moteurs ou neuromoteurs.

Les deux outils n'ont pas été acquis par l'intercommunale Vivalia, gestionnaire de la clinique de Libramont, mais font l'objet de locations. Le financement a en réalité été rendu possible grâce à deux associations. D'une part, la Fondation luxembourgeoise Wonschstaer pour l'exosquelette et d'autre part, l'asbl Centre Eclore, indépendante du centre éponyme, pour l'Innowalk. Les deux dispositifs sont utilisés depuis septembre dernier.

L'exosquelette a été loué jusque fin de cette année tandis que l'Innowalk fait l'objet d'un leasing d'un an. Leur utilisation fera l'objet d'une évaluation sur le plan médical avant une éventuelle poursuite de leur usage. "Nous avons déterminé des critères objectifs car il y a d'un côté la littérature et de l'autre les patients. Ces outils sont un complément médical qui ne remplacera pas l'humain", précise Katharina Dulieu, médecin en rééducation physique à la clinique de Libramont, travaillant avec les deux outils. En tout 8 adultes suivent des séances avec l'exosquelette et une douzaine d'enfant avec l'Innowalk.