Luxembourg Les promoteurs éoliens peuvent-ils organiser des conférences dans nos écoles ? La question divise.

C’est l’été et les élèves du primaire en profitent pour se détendre, tandis que les professeurs commenceront bientôt à préparer la rentrée. Dans leur programme, une question divise actuellement quelques citoyens de Léglise : faut-il laisser les promoteurs éoliens organiser des séances d’information dans les écoles communales ?

On se souvient qu’en 2017 à Neufchâteau, la société Eneco était venue expliquer le fonctionnement de l’éolien à une classe de primaire, en présence du bourgmestre Dimitri Fourny. Cette initiative est aussi prévue (la date est encore à déterminer) à Léglise. La question revient aujourd’hui sur la table, posée par le Léglisien André Henrotte. "Pour moi, c’est non. Cette idée ne me plaît pas. Je vois que les élèves de Léglise suivront aussi ce que je qualifie de journée d’endoctrinements. Avec l’aval de nos politiques, sans aucun doute… De la part du bourgmestre d’une commune, accepter qu’une société vienne faire la promotion dans les classes est inadmissible. Mais cela montre bien que l’objectivité n’est pas de mise", dit-il.

Le 8 novembre 2017 , le conseil communal de Léglise avait mis son accord pour organiser une telle journée. "Le projet pédagogique reste du ressort des enseignants qui pourront y développer le pour et le contre. L’objectif de cette démarche n’étant pas la défense de l’éolien parmi les autres énergies renouvelables. Sachant qu’il n’est possible de bien défendre ou critiquer que ce qu’on connaît vraiment", dit de son côté l’échevin Stéphane Gustin.

Sur les réseaux sociaux, le débat est assez animé et les avis plutôt critiques envers une telle démarche. "Un peu limite de faire venir Eneco (entreprise privée) dans une école publique. Et sans doute sans l’autorisation des parents… A quand le passage des grandes marques comme Coca-Cola, Nike, Monsanto, etc. dans nos écoles pour expliquer ô combien leurs produits sont bénéfiques ? Un bon exemple de greenwashing sur nos enfants", conclut de son côté Jeremy Tumson, un autre riverain.

Et vous, cette démarche pédagogique vous choquerait-elle ?