Le parquet a requis entre 2 et 3 ans de prison à l’encontre d’un homme accusé de viol par sa belle-fille. C’en cherchant à piéger le copain de l’adolescente de 15 ans que la mère a découvert que son propre compagnon aurait abusé de sa fille. Les faits se seraient déroulés dans les environs de Neufchâteau. On reproche au prévenu d’avoir exercé du chantage en échange de faveurs sexuelles. 

« Le prévenu veut faire croire que son but était l’éducation des enfants », souligne l’avocat de la partie civile. « En réalité, c’est plutôt : « Je confisque ton téléphone, si tu veux le récupérer, tu dois m’accorder certaines faveurs ». » L’intéressé aurait notamment promis à l’adolescente de lui acheter un Iphone si elle le laissait lui toucher les seins. « Elle a eu son téléphone », constate l’avocate de la partie civile. Le ministère public évoque un chantage particulièrement malsain. « Ma cliente voudrait que monsieur ait l’interdiction de s’installer à moins de 20 km de Neufchâteau », ajoute la partie civile. 

Quant au prévenu, il conteste les préventions qui lui sont reprochées. L’avocat dénonce un dossier incomplet. « Rien n’est vrai dans ce dossier ! Le rapport du centre de santé mentale précise d’ailleurs que mon client, son problème, c’est le suicide par altruisme ! » La défense sollicite l’acquittement. Jugement le 11 février.