Le confinement serait à la base des tensions

Le permanent CGSP Michel Jacobs l'avait signalé dans nos colonnes il y a une semaine : le confinement et les mesures imposées par le gouvernement allaient rendre la situation dans les prisons très difficile à gérer. Car sans visite, les détenus sont privés de leurs proches mais aussi de stupéfiants. C'est en effet de cette manière que les consommateurs sont le plus souvent approvisionnés en prison. Cela s'est confirmé ce mercredi soir à la prison d'Arlon où des émeutes ont eu lieu lors d'une sortie au préau. Une vingtaine de détenus refusaient de regagner leurs cellules. Alors que de la drogue était lancée par dessus les murs de la prison, les détenus s'en sont pris aux caméras de surveillance et à la loge de surveillance, dans laquelle se trouvait un agent pénitentiaire. Après avoir aspergé les vitres blindées avec de l'eau, ils ont frappé dessus à coup de pavés mais aussi avec les barres d'un poteau de goal de foot. Ils ont également déversé de l'huile de cuisine qu'ils avaient en cellule et y ont bouté le feu. La police fédérale a été appelée pour venir en renfort à la police locale. Le calme serait revenu peu après 22H. Huit meneurs ont été provisoirement placés en cellule de réflexion en attendant une procédure disciplinaire.

D'autres faits similaires ont eu lieu à Marche-en-Famenne lardi. Selon l'Avenir, ce sont une trentaine de détenus qui ont tenu tête aux gardiens à la prison de Marche, pendant 4 heures, pour les mêmes raisons. La police est aussi intervenue en renfort.