Le président provincial du cdH, René Collin, renouvelle sa demande de suspension de la consultation

La semaine dernière, le cdH luxembourgeois, par la voix de son président, René Collin, demandait la suspension sans délai de la consultation publique en cours portant sur le projet de stockage géologique des déchets nucléaires les plus radioactifs. Il persiste et signe.

" Cette enquête a débuté le 15 avril dernier , en pleine crise sanitaire du Covid-19, et a été lancée par l’Ondraf sans qu'aucune des communes potentiellement concernées, soit en province de Luxembourg Bastogne, Chiny, Etalle, Fauvillers,Florenville, Habay, Herbeumont, Léglise, Libramont, Martelange ,Meix-devant-Virton, Musson, Neufchâteau, Rouvroy, Saint-Léger, Tintigny, Vaux-sur-Sûre, Vielsalm et Virton, n'ait été informée au préalable par les autorités fédérales ou régionales, ni sur ce projet de plan, ni sur la procédure de consultation publique à son propos", rappelle René Collin, dans un communiqué.

Les députés humanistes Josy Arens et Anne-Catherine Goffinet ont interpellé la ministre fédérale de l’Energie, Marie-Christine Marghem, et la ministre régionale de l’Environnement, Céline Tellier, sur ce "défaut flagrant de transparence et de respect de la démocratie locale."

"Le cdH luxembourgeois dénonce la partie de ping-pong entre les deux ministres, chacune renvoyant à l’autre la balle de la responsabilité quant à l’information à transmettre aux pouvoirs locaux sur cette démarche
", poursuit le président provincial. "Vendredi, la ministre fédérale se disait en effet étonnée que les communes n’aient pas été avisées de cette consultation via les ministres régionaux de l’Energie et de l’Environnement qui, eux, ont bien reçu comme  il se doit, de la part de l’Ondraf, une lettre circonstanciée. Elle ajoutait s’étonner  qu’ils n’en n’aient pas fait état et qu’ils n’en n’aient pas répercuté la teneur auprès des pouvoirs locaux."

Interrogée mardi, la ministre Céline Tellier a confirmé quant à elle avoir bien été informée par l'Ondraf du lancement de cette enquête publique en date du 15 Avril. Elle estimait en revanche que ,selon elle, il revenait à l'Ondraf et à l’autorité fédérale de fournir l'information et donc, notamment, d’avertir les communes.

" Dans ce dossier qui touche des enjeux de société majeurs, il est inadmissible qu’aucune information claire, transparente ne soit parvenue en direct et en temps utiles aux communes, qui plus est en des temps où elles sont déjà complètement mobilisées par la gestion de la crise sanitaire. Dès lors, le cdH luxembourgeois renouvelle sa demande formelle de suspension sans délai de la consultation en cours ", conclut René Collin.