L’UCM Mouvement Luxembourg vient de monter au créneau pour exprimer son incompréhension et sa consternation face aux nouvelles mesures gouvernementales, en particulier la fermeture des restaurants et des cafés.  "Est-ce là une gestion efficace et responsable basée sur la prévisibilité, comme on aurait pu l’espérer et comme l’ont bien compris nos voisins luxembourgeois ?" interroge-t-elle.

 " Le gouvernement n’a pas suivi nos recommandations et se trompe de cible en obligeant les restaurants et bars à fermer", souligne Philippe Denis, président de l’UCM Lux, dans un communiqué.  "L’étude récente de l’AVIQ le démontre : dans son nouveau recensement global des clusters en Wallonie, l’AVIQ constate que le taux de contamination est seulement de 3.7% pour l’Horeca, contre 83,9% pour les familles."

 " Le secteur de l’Horeca, déjà fortement impacté lors du premier lock-down, peine à sortir la tête hors de l’eau et redoute de pouvoir sortir indemne de ce tsunami", poursuit-il. "Les tenanciers ont investi beaucoup d’argent afin de répondre aux exigences sanitaires. Mais finalement, pourquoi ? Le personnel et les patrons de l’Horeca sont aussi déstabilisés ; c’est le flou total concernant les mesures d’aides qui leur sont octroyées. Ils demandent que le gouvernement clarifie et facilite les démarches."

De l’autre côté de la frontière, c’est une décision qui interpelle. Le Grand-Duché de Luxembourg ne pratique pas de telles mesures mais rappelle surtout que ce sont les gestes barrière au sein de la sphère privée qu’il faut absolument respecter. La province de Luxembourg est d’autant plus impactée par ces décisions gouvernementales car elle fait face à une concurrence des autres pays où les bars et restaurants restent ouverts.

Selon l’Union des Classes Moyennes, l’impact de ces nouvelles mesures va bien au-delà du secteur Horeca : de nombreux indépendants et petites entreprises sont concernés. Les lieux culturels, par exemple, déjà touchés par une réduction importante de leur jauge, se voient maintenant amputés d’une partie de leurs revenus que représente la vente de boissons et snacks.

Le président de l’UCM Luxembourg demande aux élus locaux de continuer à aider leurs commerçants en supprimant par exemple les taxes communales pour tous les commerces.

 " Avec la fermeture des restaurants et le télétravail plus que souhaité, certains commerces ne survivront pas. Il devient alors impératif de sauver ceux qui sont encore debout et de faire preuve de créativité dans la recherche de solutions salvatrices, sous risque de ne pouvoir réanimer ces différents secteurs envoyés tout droit aux soins intensifs. Aujourd’hui, il est vital que les bourgmestres de la province du Luxembourg offrent un soutien immédiat mais aussi et surtout qu’ils prévoient, pour demain, un plan de relance fort pour ces indépendants en sursis. En dépend l’avenir de toute une économie", conclut-il.