Il comparaissait pour des faits de harcèlements répétés sur une victime…d’un viol.

Le mois dernier, une affaire avait attiré notre attention au tribunal correctionnel d’Arlon. Une sombre histoire de viol sur Sarah (prénom d’emprunt), une jeune femme bisexuelle et tombée, selon son témoignage, dans un guet-apens ce soir-là. La jeune dame avait été invitée par une amie, Pauline (prénom d’emprunt) à la rejoindre chez une connaissance masculine de celle-ci, mais finalement pas « que » pour faire connaissance avec cet homme. C’est du moins ce qu’elle a prétendu. Dans ses souvenirs, Sarah confiait ainsi avoir passé la nuit avec Jacques (prénom d’emprunt). Celui-ci l’aurait droguée puis violée, selon ses dires. Lors de l’enquête, il était difficile de dire si cela était vrai ou non. 

Le médecin légiste avait quand même signalé la présence d’une substance de type « GHB » (drogue du viol) dans l’organisme de Sarah, lors des analyses effectuées au moment de déposer la plainte. Durant l’audience d’instruction, le principal prévenu, ainsi que l’amie de Sarah avaient expliqué le contexte. « Je confirme. Jacques avait envie de faire l’amour. J’ai de suite pensé à Sarah, que je connaissais, et lui ai proposé de venir nous rejoindre. Je les ai ensuite laissés », disait ainsi Pauline. Pour Sarah, le calvaire n’était pas terminé après cette soirée. En effet, un policier exerçant à Florenville était, quant à lui, suspecté d’avoir, à plusieurs reprises, harcelé cette jeune dame venue porter plainte au commissariat pour...ce viol prétendument subi. Le policier était rapidement tombé sous le charme de la victime dès le premier interrogatoire. Durant de longues semaines, il a ensuite tenté de se rapprocher de Sarah, en vain. « Un comportement intolérable, vis-à-vis de ma cliente. Sa proie. Il lui a envoyé plusieurs SMS. Même une photo de son sexe », avait précisé Dimitri Soblet, l’avocat de la partie civile. « Vous salissez l’uniforme », avait même repris Marianne Lejeune, pour le parquet. Il faut dire que la veille, un policier liégeois venait de se faire tirer dessus.

 L’émotion était palpable et le comportement de ce policier gaumais faisait tâche dans le paysage policier. Le verdict est tombé ce mercredi : le viol ? L’accusé s’en sort avec le bénéfice du doute. Le policier bénéficie d’une suspension simple du prononcé et peut poursuivre sa carrière.