Luxembourg "Le pouvoir politique au niveau provincial fait du saupoudrage."

Une réunion entre les députations provinciales et le gouvernement wallon a eu lieu cette semaine concernant le démantèlement des Provinces. Et chez nous, qui est pour ? Qui est contre ? Chez Écolo, on ne veut plus de l’institution provinciale actuelle.

Le groupe Écolo est pour la suppression des Provinces. Pourquoi ?

"Quand on parle de suppression, on parle bien de l’institution provinciale actuelle. Et non pas de la province en tant qu’entité géographique. Celle-là doit rester en place car les luxembourgeois y sont attachés. Chez Écolo, on part du principe que nous devons rationaliser les différents niveaux de pouvoir. La Province a des compétences plus floues, et souvent redondantes, que d’autres niveaux de pouvoir. D’où l’idée de la supprimer. Ces compétences pourraient être réalisées en priorité par les communes, on se rapprocherait ainsi du citoyen et de ses attentes. On aurait aussi un seul interlocuteur et ça éviterait pas mal de choses. Pour d’autres matières, il faut jouer la cohérence en fonction des compétences actuelles des différents niveaux de pouvoir. Enlevons une couche de la lasagne institutionnelle, ça permettrait d’avoir une meilleure proximité de l’action, au moyen d’une seule entité."

Sans ce pouvoir qui nous représente, ne risque-t-on pas de s’affaiblir ?

"Ces dix dernières années, certains projets ont été plutôt bien menés par la province (ex : convention des maires, cellule de développement durable, etc.). Le problème, c’est que le pouvoir politique - au niveau provincial - n’a pas eu une vision à moyen/long terme et préfère le saupoudrage. Le véritable enjeu est que le monde politique luxembourgeois dépose des projets innovants. J’ai encore en souvenir la polémique sur les subsides culture où le Luxembourg s’est insurgé d’avoir été oublié. Mais où aucun projet n’était déposé… La Province c’est un peu de poudre aux yeux avec des miettes de subsides, à droite et à gauche, mais rarement avec une vision sur le futur. Les communes sauront défendre les intérêts des citoyens."

Quid du personnel provincial actuel ?

"On en aura besoin. Ils devront continuer à exercer. Par contre, nous avons aujourd’hui quatre députés provinciaux et 37 conseillers. C’est beaucoup. L’économie à faire, elle est là. Et non pas sur le dos des fonctionnaires."

L.T.