Le procès de Giovanni Damilot (24 ans) s’achève avec une peine moins lourde que prévue pour l’accusé : 17 ans de réclusion et 200 euros de contribution pour l’aide aux victimes de violences. Car plus tôt dans la journée, Thibaut Vandamme, l’Avocat Général, avait requis une peine d’au moins 30 ans, avec une mise à disposition auprès du tribunal d’application des peines d’une durée de 15 ans. Les jurés ont donc trouvé des circonstances atténuantes à Damilot : « le contexte de sa jeunesse, où il a été dépourvu de modèle parental, en étant progressivement en décrochage. Son jeune âge et le contexte alcoolisé des faits », précise l’arrêt. 

Giovanni Damilot (24 ans), reconnu coupable ce jeudi du meurtre de son ami Jean-Sébastien Spoiden (32 ans) dans le village de Les Hayons (Bouillon), dans la soirée du 24 février 2018, est donc fixé sur son sort. Un procès qui n’a finalement pas apporté de grande surprise. Giovanni Damilot avait avoué le crime et il a joué la transparence toute cette semaine. Le seul élément neuf que la justice a appris est assez insolite, même s’il n’a eu aucune incidence sur le verdict : on a finalement retrouvé le GSM de Jean-Sébastien Spoiden! Un téléphone que les enquêteurs ont longtemps cherché, croyant, à tort aujourd’hui, que Damilot l’avait pris, caché, voire détruit pour masquer le meurtre de son ami. Un objet, un détail peut-être, mais qui rassure les enquêteurs qui ont tout fait pour le retrouver. En vain. « Mais où était-il? », demande la juge Annick Jackers au frère de la victime, Michael Spoiden. « Son GSM? Bah! (sic) il me l’avait donné quelques semaines avant. C’est moi qui l’ai gardé. Il est toujours à la maison. Je m’en sers parfois. Personne ne me l’avait réclamé avant vous », lui dit-il. « Ha! On comprend mieux maintenant pourquoi ce GSM « bougeait » souvent et était repéré par les enquêteurs, même après la mort de votre frère », répond-elle. C’est ainsi, et avec quelques sourires de circonstance, que ce procès s’est définitivement terminé.

L.TR.