Le Cercle européen Pierre Werner soutient la proposition des Amis du Rail

La période de pandémie est-elle propice pour expérimenter la gratuité des trains au départ des gares belges situées dans un rayon de 30 km autour de la frontière grand-ducale ? C’est ce que pense le Cercle européen Pierre Werner qui vient d’apporter son soutien à la proposition des Amis du Rail. Il rappelle que sur les 48 000 frontaliers belges travaillant au Luxembourg, 27 000 habitent à proximité des gares d’Aubange, Halanzy, Virton, Arlon, Habay, Marbehan, Vielsalm, Gouvy et Saint-Vith.

"La crise sanitaire est une occasion unique de tester tout de suite la proposition des Amis du Rail à partir de plusieurs gares belges pour ceux qui sont obligés de se rendre sur leur lieu de travail, comme le personnel soignant travaillant au Grand-Duché", explique le Cercle européen dans un communiqué.  "Cette mesure devrait en effet faciliter la mobilité et permettrait de stopper les véhicules près des gares belges – et non à la frontière, une limite purement artificielle - tout en permettant l’usage du train au tarif luxembourgeois."

Selon le Cercle européen, il n’est pas nécessaire d’envisager maintenant des parkings à la frontière afin de contenir les véhicules et de créer des navettes de bus vers les gares luxembourgeoises les plus proches. Il suggère d’utiliser les infrastructures existantes en Belgique.

Dans un courrier envoyé au ministre de la Mobilité François Bellot et à Sophie Dutordoir, administrateur délégué de la SNCB, le Cercle européen demande d’adapter rapidement l’offre à partir des gares frontalières belges. Il estime, en effet, qu’il y a une opportunité de tester tout de suite cette proposition de manière à être prêt à relancer demain l’économie du "Grand Luxembourg" dans de bonnes conditions.