Certaines personnes n’en peuvent plus des aboiements canins.

C’est l’été, les journées sont longues et les nuits plus chaudes. Les gens sont dans leur jardin et dorment les fenêtres ouvertes.

A Guirsh, une polémique… de chien anime en ce moment le village. Des riverains ont reçu dernièrement un courrier rédigé par un mouvement dénommé "Les sans chiens de Guirsh". Le tapage diurne et nocturne canin ne plait apparemment pas aux membres du mouvement qui ont décidé d’informer leurs voisins. Ils ont l’air d’en avoir gros sur le coeur. "Il a été constaté ces derniers temps des comportements peu respectueux de la part de certains propriétaires de chien. Ceux-ci sont malheureusement devenus récurrents. Ils doivent cesser, par respect pour le voisinage".

Le ton est donné. Il est vrai que certains comportements sont discutables quand on élève un chien. "En journée, des chiens laissés seuls dans le jardin, livrés à eux-même et qui aboient jusqu’au retour de leur maître. Des chiens que l’on sort en soirée ou à la nuit tombée. Les laisser aboyer est le meilleur moyen de réveiller ceux qui dorment déjà (les enfants). Des chiens qu’on laisse aboyer agressivement sur toute personne à pied, à vélo ou en voiture passant par là. C’est un comportement asocial qui décourage fortement les promenades dans le village". Le ras-le-bol est évident. La suite est tout aussi virulente envers les propriétaires peu scrupuleux du respect des règles de savoir-vivre. "Faites vous aider si vous n’êtes pas capables de dresser votre chien correctement ! Les voisins n’ont pas à subir les conséquences de vos choix".

Face à ce courrier, les villageois sont divisés. Les "Ce courrier est une honte, on ne peut plus vivre ici ou quoi !", ou "C’est normal, on éduque un chien comme un enfant" fusent comme commentaires.

A la police, les agents de quartier sont souvent confrontés à ce type de situation. "Généralement, ça se passe bien avec les propriétaires de chiens qui sont très compréhensifs". On ne verbalise pas toujours même si un règlement de Police existe. "Il serait quand même dommage de porter plainte. On compte sur vous pour que Guirsh redevienne un village paisible", conclut le communiqué. Si chacun y met du "chien" (sien), la situation peut rapidement s’arranger dans le village…

L.TR