L’ouverture d’un hôtel de luxe pour enfants à Durbuy a fait réagir Gauthier Wery, ancien scout et conseiller communal PS à Marche-en-Famenne, et Tanguy Delporte, animateur dans un mouvement de jeunesse marchois et co-président des Jeunes Socialistes Luxembourg.

 " Nous souhaitons faire part de notre stupéfaction autant que de notre incompréhension", soulignent-t-ils.  " En effet, à l’heure où on appelle chacune et chacun à respecter plus que jamais les mesures mises en place afin de lutter contre la propagation du covid-19, les autorités ont interdit l’organisation de stages de vacances pour les enfants ainsi que des  " hikes" ou des camps scouts et patros."

Les deux socialistes ne discutent pas des mesures prises en général.  " On sait qu’elles sont difficiles pour toutes et tous et nous espérons évidemment que grâce aux vaccins, nous viendrons vite à bout de ce coronavirus pour que ces mesures ne soient plus que de mauvais souvenirs pour les gens et les secteurs touchés d’une façon ou d’une autre."

Ce qu’ils pointent du doigt ?  " C’est essentiellement le fait que l’on puisse permettre l’ouverture d’un hôtel de luxe pour enfants, accessible seulement  à une poignée de petits privilégiés qui cultivent l’entre soi, alors que dans le même temps, on dit non à l’organisation de stages de vacances pour les enfants ou encore non aux  " hikes" et camps scouts et patros, par exemple, lesquels sont eux accessibles au plus grand nombre."

Ils se demandent, dès lors, s’il faut être capables de mettre la main au portefeuille et ce, de façon plutôt conséquente, pour octroyer ce droit de séjour aux enfants.  " Tous les enfants n’auraient-ils donc pas non plus les mêmes droits, les mêmes privilèges face à la crise", s’interrogent-ils.  " Un enfant n’égale-t-il pas un enfant ? Un hôtel pour enfants ne serait-il finalement pas juste un terme plus tendance pour évoquer une colonie alors même qu’on l’interdit pour les enfants en général en ce moment ? C’est ce principe de tout pour quelques-uns, rien pour les autres que nous voulions remettre en question, voire dénoncer, et devant lequel nous ne pouvions rester muets."