Luxembourg Le projet de parc éolien à Bonnerue, bien que communal, divise le conseil.

Le projet de parc éolien à Bonnerue, à implanter sur un terrain communal, a suscité une levée de boucliers au conseil communal de Houffalize.

Dans les rangs de la minorité, Albert Lamborelle, l’ancien directeur général, est particulièrement remonté contre ce projet. "Un montant de 35 000 euros est inscrit au budget pour l’étude préalable" , a-t-il relevé. " De l’argent public va être dépensé pour rien. En effet, ce projet éolien provoque déjà un tollé chez les habitants qui seront impactés à Bonnerue mais aussi à Sainte-Anne et dans le haut de Houffalize. S’il rapportera de l’argent à la commune, il va provoquer de gros désagréments."

La hauteur des mats a été mise en exergue. "Des éoliennes de 180 à 200 mètres de haut sont des monstres", a martelé Albert Lamborelle. "Elles seront encore plus hautes que celles de Bourcy et de la Barrière Hinck. L’impact sur les paysages sera catastrophique." Bernard Deumer a renchéri en disant que ce type de projet n’a pas sa place dans une région touristique, mais en mer, où il ne dérange personne. De son côté, l’échevin Philippe Cara a précisé qu’il est prévu de réaliser une étude préalable pour en mesurer l’impact et tenter de limiter les nuisances. "Nous voulons contrecarrer des projets privés qui risquent d’impacter encore davantage les villageois avec l’objectif de faire rentrer de l’argent dans les caisses communales. Tous les citoyens en profiteront."

L’échevin des Finances Marc Knoden a rappelé que dans le cadre du plan climat des solutions doivent être trouvées en matière d’énergies renouvelables.

Dans le même ordre d’idées, il a annoncé, parmi les investissements budgétés en 2019, pour un total de 7 236 620 euros, une étude relative à la création d’un réseau de chaleur. "Nous avons inscrit 25 000 euros au budget" , a complété le bourgmestre Marc Caprasse. "Il est envisagé de doter le centre sportif d’un silo. L’église, le presbytère, Houtopia et la maison communale seraient reliés à ce réseau de chaleur auquel les riverains pourraient être associés."

Nadia Lallemant