Luxembourg Le prévenu avait repéré sa victime dans un snack, il ne l’a plus lâchée

Le tribunal correctionnel de Neufchâteau vient de condamner un jeune homme de 20 ans à 4 ans de prison pour le viol d’une jeune fille à Libramont. Le prévenu avait attiré la victime dans un appartement proche de l’endroit où il travaillait pour abuser d’elle.

"Madame est tombée dans un vrai guet-apens", expliquait l’avocate de la partie civile en septembre dernier. "Il faut savoir qu’elle le rencontrait véritablement pour la première fois ce soir-là. Mais on ne sait toujours pas comment il est parvenu à entrer en contact avec elle."

La victime était venue manger avec sa famille dans un snack où le prévenu travaillait. Quelques jours après l’avoir servie, il lui avait adressé une demande d’ami sur Facebook. La jeune femme l’ayant ignorée, il l’avait ensuite contactée par messagerie électronique. "Monsieur lui envoyait des messages en lui mettant énormément de pression pour qu’elle vienne chez lui. Après plusieurs demandes très insistantes, elle a fini par accepter."

La rencontre aura finalement lieu dans un appartement près du centre-ville. Interrogé sur ce qu’il s’y est passé, le prévenu multipliera les versions contradictoires, allant jusqu’à affirmer que la victime et lui entretenaient une relation depuis trois semaines. Il finira par avouer les faits devant le tribunal correctionnel. La victime a refusé ses avances sexuelles, il l’a déshabillée de force, elle s’est débattue, il l’a violée.

"Je reconnais qu’elle n’était pas d’accord", avait-il expliqué durant l’instruction d’audience. "Mais je ne suis pas comme ça d’habitude. J’avais bu et je ne me souviens pas exactement de ce qui s’est passé." En entendant l’avocat de la défense parler de repentance, la famille de la jeune femme n’avait pu retenir sa colère. "Qu’il aille brûler en enfer !"

Le parquet avait requis 40 mois de prison. Le tribunal a finalement opté pour 4 ans avec sursis pour 6 mois. Dans son jugement, le tribunal souligne "le préjudice incommensurable" subi par la victime. C’était son premier rapport sexuel. Quant au prévenu, les analyses téléphoniques démontrent qu’il avait déjà démarché de nombreuses jeunes filles de manières similaires. Certaines d’entre elles n’avaient que 14 ou 15 ans.

N.P.