Luxembourg Une fois n’est pas coutume, parole est donnée à un promoteur éolien de la région.

Encore un projet éolien mais cette fois, la donne est peut-être différente. Il s’agit en effet d’un promoteur local, répondant au nom d’Alternative Green SA. Cette société basée à Léglise a déjà quelques projets éoliens à son actif (notamment à Bastogne). Pourquoi ne pourrait-elle pas y arriver… chez elle ?

"Nous avons lancé une demande de permis unique pour construction et exploitation de quatre éoliennes d’une puissance nominale maximale de 3.6 MW, de quatre cabines électriques, l’aménagement d’aires de manutention, de chemins d’accès et la pose de câbles électriques sur le territoire communal de Léglise. Le bien concerné est situé à proximité de l’autoroute E25/E411 (proche des villages de Mellier et Thibessart). L’enquête publique démarre ce mercredi 5 juin", explique Luc Vanmarcke, le responsable d’Alternative Green SA qui s’allie à EDF Luminus sur ce coup. L’homme connaît bien la zone pour y habiter depuis plus de vingt ans.

"C’est un endroit que je vois tous les jours. Les éoliennes ne dérangeront pas. En plus, l’enquête d’incidence a aussi confirmé que l’espèce Milan Royal n’est pas en danger", dit-il encore.

Est-ce plus facile de porter un projet éolien lorsqu’on habite à proximité de la zone sélectionnée ? C’est (parfois) un petit avantage, surtout au point de vue humain. "Il n’y a pas de copinage avec les autorités communales. On n’a pas spécialement plus facile. Je comprends d’ailleurs que la commune, qui a reçu beaucoup de projets éoliens ces derniers mois, a un réflexe d’autodéfense (NdlR : notamment en mettant en place un SOL). C’est normal. Comme dit précédemment, je connais très bien la région et les personnes. Mes collaborateurs sont aussi du coin. Et je suis toujours ouvert à tous ceux qui ont des questions concernant ce projet. En ce sens, on peut dire que c’est plus ‘humain’ de porter un tel dossier et d’en parler."

De là à dire que ce projet sera plus facilement mis en place, on en est encore très loin… "Si on est optimiste, on peut espérer avoir quatre éoliennes en fin d’année 2020. Dans le pire des cas, les différents recours (le dernier étant le Conseil d’État) pourraient nous envoyer dans plusieurs années ", conclut-il.

L.T.