Luxembourg Mise sous pression, la jeune femme avait fini par tomber dans un guet-apens.

Le parquet du Luxembourg a requis 40 mois d’emprisonnement à l’encontre d’un jeune homme des environs de Libramont pour viol. Le prévenu avait attiré la victime dans un appartement proche de l’endroit où il travaillait pour abuser d’elle.

"Madame est tombée dans un vrai guet-apens", observe Anne Lambin, avocate de la partie civile. "Il faut savoir qu’elle le rencontrait pour la première fois ce soir-là. Il l’avait vue de loin lors d’un bal à Libramont puis ils s’étaient rencontrés dans le snack où il était en essai. Mais on ne sait toujours pas comment il est parvenu à entrer en contact avec elle."

Pour l’avocate de la partie civile, le prévenu aurait littéralement traqué la victime. "Elle a fini par accepter de discuter avec lui. Monsieur lui envoyait des messages en lui mettant énormément de pression pour qu’elle vienne le voir. Après plusieurs demandes très insistantes, elle a fini par accepter."

Le prévenu multipliera les déclarations contradictoires. Jeudi matin, il a finalement avoué les faits à demi-mot devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau. "Je reconnais qu’elle n’était pas d’accord", explique-t-il à l’audience. "Mais je ne suis pas comme ça d’habitude. J’avais bu et je ne me souviens pas exactement de ce qui s’est passé."

L’avocat de la défense rappelle comment prévenu et victime avaient consommé de l’alcool ensemble le soir des faits. "Mon client ne se souvient pas. Il n’imaginait même pas avoir fait du mal à Madame. Aujourd’hui, il est dans une perspective de repentance. Il est prêt à payer sa dette."

Sur le banc des parties civiles, la famille a du mal à contenir sa colère. "Qu’il aille brûler en enfer !", lance un proche. "Il n’y a pas de justice pour ces types-là." Le ministère public réplique. "La justice existe et c’est une peine sévère qui doit être prononcée à l’égard de monsieur, une peine à la hauteur de la gravité des faits."

En attendant, la jeune femme reste profondément choquée. "Le simple fait de se rendre à Libramont est compliqué pour elle", souligne son avocate. Jugement prononcé le 17 octobre.

N.P.