Le Camp militaire de Lagland, non loin d’Arlon, est un site qui a souvent été partagé entre l’activité militaire et les promeneurs occasionnels. Nombreux étaient en effet les amateurs de VTT ou de course à pied qui empruntaient les zones ouvertes au grand public. Pour cela, une autorisation émanant de l’Armée suffisait. Sauf que depuis presque 5 ans, notamment en raison des attentats en Belgique, puis de la Peste porcine africaine et enfin le covid, plus personne ne peut s’aventurer dans ces lieux.

Récemment, un collectif citoyen a interpellé les autorités (militaires et communales) pour que ces autorisations leur soient à nouveau accordées. Une décision que les responsables militaires n’avaient, à première vue, pas envie de donner. "Trop de promeneurs, trop d’incivilités ou de déchets dans la nature", laissaient-ils entendre en substance, et bien d’autres raisons liées à la sécurité.

Josy Arens, bourgmestre d’Attert et député Fédéral, s’inquiète de cette décision défavorable. "Je réinterrogerai prochainement la Ministre de la Défense à ce sujet. Je lui expliquerai comment tout s’est bien passé pendant 14 ans. Comment l’Etat-major et les riverains vivaient cette autorisation de promenade comme un partenariat. Ce que nous voulons retrouver, c’est un lieu de promenade magnifique, mais aussi et peut-être surtout la convivialité", dit-il.

Plutôt qu’attendre son intervention, nous avons voulu savoir ce qu’en pensait déjà la Ministre de la Défense. Sans se montrer optimiste, son discours est assez positif. "Ce dossier m’a parlé ! Moi aussi, j’ai été échevine, sur le terrain avant d’être Ministre. J’ai lu et entendu les arguments des citoyens/promeneurs. Je comprends bien la situation et l’émotion qu’elle suscite. A ce stade, je peux vous dire que j’ai demandé une évaluation de la situation au commandant de la zone. Quand nous aurons tous les éléments en main, nous prendrons une décision. Nous verrons alors comment nous pourrions ouvrir les lieux… si nous le pouvons évidemment", dit Ludivine Dedonder.