La peine aurait pu être très lourde pour l’ex-menuisier fauché qui imprimait ses billets.

Le tribunal correctionnel de Neufchâteau vient de condamner un Chestrolais de 35 ans pour abus de confiance et faux-monnayage. Confronté à d’importants problèmes financiers après la faillite de sa menuiserie, le prévenu avait opté pour une solution aussi désespérée qu’illégale : imprimer ses propres billets de banque.

Pas question ici de contrefaçon professionnelle. L’ancien menuisier se contentait de scanner des coupures de 50 € qu’il imprimait ensuite à l’aide d’une simple imprimante sur du papier acheté dans la région. Le faussaire aurait émis quelques dizaines de faux billets pour une valeur oscillant entre 2 000 € et 3 000 €. Des billets qu’il a ensuite écoulés auprès de plusieurs magasins locaux. Une vingtaine de commerces et particuliers se sont constitués parties civiles.

L’intéressé avait également tenté de se refaire une santé financière en revendant plusieurs véhicules qu’il avait en leasing. "Le faux-monnayage et l’abus de confiance sont passibles de peines d’emprisonnement allant de 1 à 15 ans de prison", soulignait le substitut du procureur, réclamant un an d’emprisonnement.

Le parquet avait néanmoins relevé plusieurs circonstances atténuantes : la collaboration à l’enquête, la détresse économique dans laquelle il se trouvait à l’époque et la faible importance de son trafic. "Monsieur a fait faillite, sa maison a été vendue. Il a depuis lors retrouvé un emploi, sa compagne également. Ils ont une petite fille de 6 ans. Leur situation est stabilisée", précisait son conseil.

Si le faux-monnayage est passible de peines très lourdes, les circonstances dans lesquelles les faits ont été commis ainsi que l’absence d’antécédents ont plaidé en faveur du prévenu. Celui-ci écope d’une peine de travail de 150 heures, ou d’un an de prison à titre subsidiaire.