Luxembourg Le bourgmestre sera questionné sur le sentiment d’insécurité qui semble régner, selon certains, dans le chef-lieu.

Ces derniers jours, les conversations quant à la sécurité générale dans le chef-lieu sont légion à Arlon. L’attaque, déjà la deuxième cette année, du distributeur de billet dans le zoning de l’Hydrion a fait resurgir les vieux clichés. Non, Arlon est quand même (très) loin d’être le Chicago des années 30 ! Mais certains élus de l’opposition se sont emparés de ce dernier fait divers pour relancer, à juste titre, le débat lors du prochain conseil communal qui aura lieu ce jeudi. Ils n’hésiteront d’ailleurs pas à interpeller Vincent Magnus à ce sujet

"116 cambriolages recensés dans la commune en 2018. Monsieur le bourgmestre, êtes-vous conscient du problème d’insécurité qui règne en ce moment à Arlon ? Beaucoup de nos concitoyens n’osent plus sortir le soir. Combien de policiers ont été récemment engagés dans la zone ? Quelles sont les mesures qui ont été prises pour lutter contre ce sentiment d’insécurité ? Quelles sont les missions fixées dans le nouveau plan zonal de sécurité depuis 2017 ?", s’interroge ainsi la conseillère Marie Neuberg.

Sur la toile, on peut aussi lire quelques commentaires de citoyens qui abondent dans son sens. D’autres sont plus mitigés. Evidemment, les choses s’enflamment rapidement lorsqu’il s’agit d’aborder le sujet de la mendicité ou du centre d’accueil de Stockem. "Ne confondez pas tout !", rappelle justement cette autre personne, pour bien faire comprendre qu’il ne faut pas faire d’amalgame.

Du côté de la police locale, on relativise. "Les dernières statistiques ne sont pas alarmantes. Loin de là. S’il est vrai que le gros problème actuel reste les vols à répétition dans les camionnettes - comme partout ailleurs dans la Province-, la mendicité a, de son côté, fortement baissée. C’est notamment grâce à la dernière directive prise par l’administration communale. Aujourd’hui, je crois que les commerçants arlonais sont quand même plus rassurés qu’avant. Sur le terrain, on constate également que ce sont toujours les mêmes groupes de personnes qui "traînent" en rue. Souvent des personnes venant de Pologne et de Roumanie. Ces individus sont bien connus. Quant à l’attaque du distributeur, il était prévisible que cette bande, qui sévit depuis plusieurs mois dans la région, allait revenir tenter le coup."

L.T.