Un Durbuysien d’une trentaine d’années est actuellement poursuivi devant le tribunal correctionnel de Marche pour vol avec violence et coups et blessures. La scène se joue dans les rues de Bomal (Durbuy). Interpellé par un restaurateur venu lui reprocher sa conduite dangereuse, le prévenu s’énerve à bord de son véhicule. Les insultes fusent, le tenancier sort un téléphone pour filmer. Le conducteur lui arrache l’appareil des mains, agrippe le restaurateur, puis démarre en trombe en le traînant sur plusieurs dizaines de mètres. 

« Il est venu pour crier et se mêler de mes affaires », se défend le prévenu à l’audience de jeudi. Concernant la prévention de coups et blessures, l’intéressé est soupçonné d’avoir tabassé un homme car celui-ci lui aurait volé son portefeuille. Il explique lui avoir « mis une patate », puis l’avoir étranglé des deux mains, au sol. Placé en détention préventive, le trentenaire comparait en état de récidive. « Monsieur traîne un casier judiciaire de quatre pages, avec des condamnations pour faits de violence », souligne le ministère public, qui requiert une peine de 15 mois, éventuellement assortie d'un sursis partiel. « Il persiste malheureusement dans ses comportements violents, auxquels s’ajoute un problème non traité d’assuétude à l’alcool. »

 L’avocat de la défense, Renaud Duquesne, plaide pour une peine autonome de probation, avec l’obligation d’être hospitalisé. « Ce n’est pas une mesure de faveur », souligne l’avocat. « C’est lui rendre service et éviter qu’il ne pose problème à des tiers. Monsieur a un problème avec l’alcool, il faut maintenant qu’il le résolve. » La mère et le grand-père du prévenu étaient dans la salle pour assister à l’audience. « Mon client a toujours une famille derrière lui. Une famille qui souffre de la situation. » Jugement le 11 septembre.