La semaine dernière, le bourgmestre de Hotton, Jacques Chaplier, plaidait pour une intervention de l’armée afin de contrôler le port du masque dans les rues. Une proposition accueillie par de nombreuses critiques, et qu’il tient aujourd’hui à clarifier. Sans toutefois dévier de sa position initiale. « Je n’ai jamais demandé de chars ni de mitrailleuses sur les plages et dans les lieux touristiques de ma commune », assure-t-il dans un communiqué de presse. « Je n’ai jamais eu l’idée de faire percevoir des amendes par les militaires. Ce que je souhaite, c’est de la prévention persuasive (…) J’ai la conviction que des militaires se déplaçant par deux, 6 heures par jour, en tenu de travail suffiraient en période de forte fréquentation. Drillés à une explication claire, brève, voire empathique, ils pourraient efficacement compléter le manque d’effectifs et de disponibilités des forces de l’ordre et convaincre les récalcitrants du bien-fondé de la distanciation et du port du masque. (…) Notez bien que je n’ai pas la primeur ni le monopole de cette idée : le bourgmestre de Froidchapelle l’a lancée sur les ondes de la RTBF le vendredi 7 août pour contrôler la foule présente sur les rives du lac de l’Eau d’Heure. » 
Cette proposition, Jacques Chaplier l’avait suggéré au gouverneur de la province du Luxembourg après avoir constaté le manque de respect des règles sanitaires aux endroits les plus fréquentés de la commune, tels que la plage au pied de l’église ou l’île de l’Oneux. « Les personnes assises, couchées au bord de l’eau, ou batifolant dans l’eau ne posent pas problème… Elles peuvent bénéficier de la mesure de dispense du port du masque telle qu’elle est appliquée dans l’Horeca si un minimum de distanciation est respecté… Ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas. (…) Les effectifs de police sont limités et l’espace à surveiller est très important au niveau des 12 communes de la Zone de Police Famenne-Ardenne. » 
Autre mesure vivement critiquée que le bourgmestre tient à défendre : l’imposition du port du masque sur le territoire habité des 12 villages de Hotton. « Les citoyens des villages ont droit aux mêmes protections et égards que ceux du centre. Force est de constater que la population locale a bien réagi et qu’on voit une minorité de « sans masques » dans les rues. »