Interrogé sur la "cacophonie" des mesures prises par les gouverneurs des provinces wallonnes ces derniers jours, Olivier Schmitz est longuement revenu sur les raisons qui ont conduit à sa décision d'imposer un couvre-feu de 01h00 à 06h00 du matin dans sa province. "Je suis gouverneur d'une province rurale, sans grand centre universitaire mais nous avons vu des vidéos de soirées qui se prolongeaient après l'heure de fermeture des cafés. Nous avons donc voulu viser spécifiquement les fêtards", a-t-il expliqué.

"Nos taux de contamination doublent tous les 5 jours. Si nous avions attendu les décisions du fédéral ce vendredi au lieu d'agir lundi, nous aurions doublé nos cas", a ajouté Olivier Schmitz. "Pour l'instant, la stratégie mise sur un socle minimal de mesures prises au fédéral, le reste étant confié aux autorités locales. J'ai donc pris mes responsabilités sans attendre", a-t-il conclu.

Lundi, à l'issue d'une réunion entre les gouverneurs wallons, seules les provinces du Brabant wallon et de Luxembourg ont été soumises à un couvre-feu tandis que les gouverneurs des autres provinces ont préféré attendre les décisions du comité de concertation prévu ce vendredi après-midi.