Luxembourg Jessica Marlier a deux enfants. Le premier (Dylan, bientôt 13 ans) est autiste, le second (Antoine, 9 ans) surdoué et dyslexique.

Dylan est actuellement à l’École fondamentale enseignement spécialisé C.F. Croix-Blanche, à Bertrix. Un établissement adapté qui accueille notamment des enfants présentant des troubles du comportement. Comme l’autisme par exemple, qui a été détecté chez Dylan il y a quelques années.

"Avant ses 10 ans, il était dans une école normale à Grandvoir. Il ne s’amusait pas et était distant. On se doutait bien que quelque chose n’allait pas en classe. Il parlait beaucoup à la maison, mais pas à l’école. J’en avais touché un mot à l’institutrice. Je suspectais déjà une forme d’autisme. Elle m’avait pris pour une idiote. J’avais raison", confie la maman.

Conséquence ? Elle envoie son premier fils à Bertrix. "Il est plus épanoui maintenant. C’est une école magnifique." Sauf qu’à la rentrée prochaine, Dylan aura normalement l’âge d’aller à l’école (spécialisée) secondaire. Et la plus proche se trouve à Bastogne. Soit à environ 40 kilomètres du domicile. "Chaque jour, un bus spécial vient le chercher et l’amène à Bertrix. Et il est gratuit ! Si je devais le mettre à Bastogne, la navette serait aussi gratuite. Mais elle viendrait le prendre très tôt le matin. J’ai entendu aux environs de 6 h. Pour le ramener vers 18 h 30 au minimum le soir. Non, je ne veux pas qu’il vive ça. Pour moi, ce serait de la maltraitance infantile. Il a déjà un handicap et je ne peux pas lui en imposer un autre. Et ne me parlez pas du bus normal. Je n’ai pas envie de le laisser seul avec les autres enfants. Ils sont souvent méchants à cet âge-là car ils ne connaissent pas le contexte. Je préférerai donc déscolariser Dylan. Je n’ai pas d’autres choix", dit-elle.

Jessica est actuellement en train de demander une dérogation auprès de l’école Croix-Blanche, histoire de voir si son fils peut rester une année supplémentaire dans cet établissement. En effet, il se chuchote en coulisse que l’école pourrait ouvrir une section spécialisée en secondaire d’ici… 2020. Mais rien n’est encore officiel. "Je devrai avoir une réponse avant fin mars. En attendant, je reste dans le flou", conclut-elle.