Le bourgmestre d’Attert, José Arrens, a participé aux discussions concernant l’élaboration du budget national pour ces quatre prochaines années. Il a aussi défendu les intérêts de la Province de Luxembourg pour éviter qu’elle ne soit pas trop oubliée. Une pression qu’il a mise sur les ministres ayant en charge les matières publiques. "Non, Bruxelles ne va pas donner à manger à un citoyen d’Attert, d’Arlon ou d’ailleurs et qui profite pleinement du Grand-Duché voisin (GDL) pour faire sa vie. Nous faisons partie de la Belgique, nous participons financièrement pour assurer une bonne gestion des différents services publics de ce pays, mais nous devons aussi recevoir quelque chose en échange. Fini d’accepter d’être une région périphérique où on est mis de côté quand il s’agit de développer, terminer ou construire des projets", explique-t-il.

Pour améliorer la donne, il faut surtout… de l’argent et des actions. Quid du Parc&Ride de Viville par exemple ? "La SNCB doit investir, améliorer la situation. Il ne faut plus faire de bricolage, à Stockem ou ailleurs. Pour Viville, les outils sont présents (autoroute E411 et N4 à proximité pour faciliter les accès, moins d’infrastructures lourdes à construire, etc.) : agissez maintenant !"

Autre point intéressant : les télécommunications. "Quand un opérateur privé ne souhaite pas développer le réseau dans une zone blanche, car le nombre d’abonnés n’est pas rentable à ses yeux, le privé montre ses limites. Chez nous à Attert, nous captons les opérateurs luxembourgeois. Pourquoi ne pas développer une relation entre nos deux pays ? La Belgique doit discuter avec son voisin, voir ce qu’il est possible de faire entre nos deux pays."

Un autre point qui ne passe pas concerne la crise sanitaire. José Arens ne comprend pas le discours tenu par certains élus et relayés dans les médias ces derniers temps. "Quand de Bruxelles, un ministre demande aux Belges de ne pas franchir la frontière pour limiter les risques… Que répondre ? Mais où vivons-nous ? Sortez de votre fauteuil et venez constater que 60 % des habitants d’Attert profitent du GDL. Je dois faire quoi ? Les interdire de vivre ?", ajoute-t-il.

Petite éclaircie quand même, le premier contact avec la nouvelle ministre de la Fonction Publique a été assez bon. Et c’est une surprise… "En effet. Petra De Sutter a été attentive. Elle m’a dit qu’elle allait faire écho de mes messages. On verra si cela portera ses fruits. Je ne lâcherai rien de toute façon", conclut-il.